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Conférences-débats de l’Association Emmaüs et de l’École normale supérieure

Organisé par : Lucie Marignac (ENS)

L’Association Emmaüs et l’École normale supérieure organisent conjointement un cycle de conférences-débats intitulé La rue ? Parlons-en !. Une fois par trimestre, l’association invite des personnalités issues de la recherche en sociologie, psychiatrie, philosophie, anthropologie, histoire... afin de rapprocher la réflexion de type universitaire des réflexions relatives à l’action sociale menée sur le terrain. Ces conférences-débats sont gratuites, ouvertes à tous et sans inscription préalable : grand public, travailleurs sociaux, bénévoles, militants...

Ressources en ligne

  • Pauvreté et stratégies de survie (le 21 novembre 2007) — Laurence Fontaine
    Quand le quotidien n’est plus assuré, que signifient les mots stratégie, survie et famille ? La pauvreté n’est pas seulement un état dont les seuils seraient facilement repérables : c’est un phénomène relatif, socialement construit et qui dépend des perceptions que chacun a de soi et de son environnement. Et c’est aussi un risque qui, comme tel, demande des capacités à envisager le futur.
    À partir de cette double approche, perception de soi et risque, Laurence Fontaine examine les stratégies de survie que les familles et les individus tentent de mettre en œuvre dans des environnements changeants. Elle insiste sur le rôle que joue la diversité des économies politiques et des cultures dans les capacités de prévision et dans la palette des stratégies possibles.
    Introduction par Marylène Meston de Ren (Secrétaire général de l’ENS) et Jean-Charles Darmon (Directeur adjoint Lettres de l’ENS). Débat avec Laurence Fontaine et Didier Cusserne (délégué général de l’Association Emmaüs).
    Publication aux Éditions Rue d’Ulm : Laurence Fontaine, Pauvreté et stratégies de survie (2008)
  • Le travail au noir, une fraude parfois vitale ? (le 30 janvier 2008) — Florence Weber
    Le maintien, voire l’augmentation du travail au noir dans les économies développées sont révélateurs des dysfonctionnements durables du marché du travail et des politiques fiscales et sociales. Sans chercher à unifier le phénomène, Florence Weber distingue les différentes règles qu’il transgresse. Elle s’attache ensuite à deux enquêtes ethnographiques significatives, dans la Bourgogne industrielle des années 1980 et dans la région parisienne des années 2000. Épouses bénéficiant des droits sociaux de leur conjoint, femmes seules ou travailleurs sans papiers enfermés dans des carrières au noir, sans-abri faisant feu de tout bois, prestataires de l’aide sociale, professionnels ou bénévoles en quête de reconnaissance, les stratégies, parfois inévitables, parfois risquées, mises en œuvre par les individus sont très diverses, revêtant une double dimension économique et morale ; et ceux qui les observent de près sont confrontés à de véritables dilemmes. Entre la tolérance bien informée et la réforme des politiques fiscales et sociales, la solution n’est-elle pas à chercher du côté d’une économie mondiale qui construirait des droits sociaux au lieu de s’adonner à une course au profit sans règles ?
    Introduction par Didier Cusserne (délégué général de l’Association Emmaüs) et Claude Michaud (président de l’Association Emmaüs). Débat avec Florence Weber.
    Publication aux Éditions Rue d’Ulm : Florence Weber, Le Travail au noir : une fraude parfois vitale ? (2008)
  • Hébergement d’urgence, quelle politique ? (le 8 octobre 2008) — Étienne Pinte
    Comment pouvons-nous accepter qu’aujourd’hui des gens soient contraints de vivre dans la rue, dans des hébergements inadaptés ou des logements indignes ? Le nombre de places dans les 115 CHU (Centres d’hébergement d’urgence) ne cesse d’augmenter, et pourtant ceux-ci n’arrivent pas à faire face aux demandes. On constate un nombre grandissant de personnes souffrant de troubles psychiatriques pour lesquelles aucune solution n’est prévue. Les CHU et les CHRS (Centres d’hébergement et de réinsertion sociale) sont pleins car l’accès au logement est de plus en plus difficile. En région parisienne, ils sont peuplés à 30 % de travailleurs trop pauvres pour payer un loyer.
    Au terme de six mois de mission parlementaire, Étienne Pinte fait des propositions concrètes pour prévenir la mise à la rue, améliorer l’accueil et l’accompagnement dans les dispositifs d’hébergement avec une meilleure prise en compte des publics les plus fragiles, et faciliter la sortie vers des logements adaptés.
    Conférence suivie d’un débat.
    Publication aux Éditions Rue d’Ulm : Étienne Pinte, Hébergement d’urgence : quelle politique ? (2009)
  • Vers une citoyenneté urbaine ? (le 28 janvier 2009) — Jacques Donzelot
    La construction de l’État-providence s’est accompagnée de la proclamation d’une citoyenneté sociale. Venant après la citoyenneté civile inventée au XVIIIe siècle et la citoyenneté politique imposée au XIXe, cette citoyenneté sociale se met en place au milieu du XXe siècle. Elle correspond à la reconnaissance de droits sociaux de portée universelle, garants de l’égale dignité de tous selon la déclaration des droits de l’homme de l’ONU en 1948.
    Ces droits sociaux ne suffisent cependant pas pour garantir la dignité aux populations reléguées dans les cités sociales excentrées ou les inner cities, qui ne disposent pas de chances suffisamment crédibles d’accéder à une place convenable dans la société. La ville sépare autant et plus qu’elle ne rassemble. Aussi faut-il prolonger le projet de satisfaction des besoins vitaux par celui de l’accroissement de l’égalité des chances entre les individus. Le XXIe siècle sera-t-il celui de la citoyenneté urbaine ?
    Conférence suivie d’un débat.
    Publication aux Éditions Rue d’Ulm : Jacques Donzelot, Vers une citoyenneté urbaine ? (2009)
  • De la précarité sociale à l’auto-exclusion. Quand l’exclusion sociale conduit à se couper de soi-même : quel accompagnement ? (le 8 avril 2009) — Jean Furtos
    Tout sujet humain plongé dans un environnement excluant est susceptible, pour se protéger de cette souffrance, de développer un syndrome d’auto-exclusion : une sorte de grève de la subjectivité avec soi-même et avec autrui, qui arrête le mouvement du temps dans une forme de disparition du sujet. Le conflit entre les droits de l’homme et les flux abstraits d’argent, de marchandises et d’individus, en attente d’une régulation nouvelle des grands groupes humains, est affirmé comme le déterminant majeur de l’auto-exclusion, qui touche non seulement les plus démunis, mais aussi ceux qui semblent avoir "tout pour être heureux" : en effet, la précarité ici définie se différencie radicalement de la pauvreté, qu’elle peut à l’évidence accompagner et produire. La précarité, dans sa forme actuelle, est la misère des pays riches, exportable dans le monde entier.
    Conférence suivie d’un débat.
    Publication aux Éditions Rue d’Ulm : Jean Furtos, De la précarité sociale à l’auto-exclusion (2009)
  • La résilience. Comment se reconstruire après des difficultés ? (le 21 octobre 2009) — Jacques Lecomte
    Deux éléments sont essentiels pour la reconstruction psychologique des personnes ayant subi un ou plusieurs traumatismes : le lien, c’est-à-dire des relations interpersonnelles marquées par l’empathie, l’affection et la considération ; le sens, c’est-à-dire un processus de réflexion personnelle. En outre, lorsqu’il s’agit d’enfants et de jeunes (voire d’adultes en grosse difficulté), un élément supplémentaire est nécessaire, que l’on peut qualifier de loi (au sens de loi symbolique, de repères, de cadre éducatif structurant). Ce qui conduit au "triangle de la résilience" : une personne en souffrance peut créer du sens dans son existence lorsqu’elle a la possibilité de s’appuyer sur d’autres personnes qui sont en lien avec elle et posent un cadre structurant. Certains, notamment parmi les travailleurs sociaux, sont de véritables "tuteurs de résilience" qui jouent un rôle central dans l’émergence et le développement de la résilience d’autres êtres humains. Une métaphore qui rend bien compte de deux aspects importants de leur rôle : ils constituent un repère solide pour autrui tout en le laissant se développer à sa manière.
    Conférence suivie d’un débat.

  • Mutation du travail et nouvelles classes sociales : où allons-nous ? (le 3 février 2010) — Christian Baudelot
    Le travail n’est plus aujourd’hui un facteur de reconnaissance et d’ascension sociale, ni une source de satisfaction, voire de bonheur, pour beaucoup d’individus. Une nouvelle classe est apparue dans notre société, celle des travailleurs pauvres. Comment s’est fait ce changement, où va-t-il mener ?
  • Mineurs à la rue, étrangers et isolés. Mieux les connaître pour mieux les protéger (le 5 mai 2010) — Angélina Etiemble

  • Les squats : problème social ou lieu d’émancipation ? (le 20 octobre 2010) — Florence Bouillon

  • Vivre sans abri : de la mémoire des lieux au récit de soi (le 2 février 2011) — Claudia Girola
    Claudia Girola est docteur en anthropologie, maître de conférences à l’université Paris 7, membre du Centre de représentations et pratiques politiques. Elle étudie depuis les années 1990 les pratiques identitaires des sans-abri, notamment leurs constructions narratives biographiques et leur mémoire collective dans ces conditions extrêmes de vie, et a publié plusieurs articles à ce sujet. Résumé : Le discours sur la pauvreté s’est focalisé depuis les années 1990 autour du terme d’« exclusion » pour désigner des personnes en situation de vulnérabilité socio-économique (le chômeur de longue durée, le jeune des cités, le RMIste, le SDF…). Et ce terme a introduit une représentation dualiste de la société, entre ceux qui bénéficient de protections matérielles et socio-affectives et ceux dont les liens au monde social se distendent parfois jusqu’à disparaître. Mais cette vision empêche de rendre compte des passerelles de socialité et de sociabilité quotidienne, parfois fragiles mais toujours existantes, entre les différents acteurs de la société. Elle a fini par former la représentation dominante d’un individu insaisissable, en errance physique et psychique, hors de tout lieu et de toute durée. Cette image limite des sans-abri est fondée sur l’idée qu’à une situation de précarité socio-économique correspond automatiquement une précarité des appartenances sociales et des inscriptions quotidiennes de vie. À partir de sa propre expérience de terrain, Claudia Girola montre dans cet opuscule que ces conditions d’incertitude matérielle et symbolique constituent, certes, un événement traumatique, mais n’impliquent pas la rupture avec les repères fondateurs de l’existence. Au contraire, cette expérience extrême de vie peut conduire à un travail identitaire d’affirmation de soi, rendu possible par la maîtrise d’une temporalité et d’une spatialité toujours actives. Gratuit, ouvert à tous, sans inscription.

Organisateurs

Lucie_Marignac

Lucie Marignac (ENS)

Directrice des Éditions rue d’Ulm

En savoir plus sur le cycle...

Chaque conférence et le débat qui s’ensuit font l’objet d’un publication dans la collection La rue ? Parlons-en ! des Éditions Rue d’Ulm. Issue des conférences suscitées par l’Association Emmaüs, celle-ci se fait ainsi l’écho des problématiques liées à la lutte contre l’exclusion, sollicite des chercheurs d’horizons différents (philosophes, psychiatres, sociologues, historiens, anthropologues...) et ouvre le débat au grand public.
Précédentes conférences :
— François de Singly, Le Lien familial en crise (2007)
— Laurence Fontaine, Pauvreté et stratégies de survie (2008)
— Patrick Viveret, Peut-on sortir des logiques guerrières ? (2008)
— Florence Weber, Le Travail au noir : une fraude parfois vitale ? (2008)
— Freek Spinnwijn, L’Europe des sans-abri (2008)
— Étienne Pinte, Hébergement d’urgence, quelle politique ? (2008)


Conférences, débats et tables rondes

Éthique à l’ENS

Éthique à l’ENS, avec le comité d’éthique de l’INSERM

4e Conférences Pierre Duhem

Autour du livre "Zones humides du littoral français" (F. Verger)

Conférence organisée par les Archives Husserl.

Conférence-débat Neurosciences : essor et enjeux

Conférences "Colloquium de l’ENS"

Conférences de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) à l’ENS

Conférences de la Semaine du cerveau

Conférences de rentrée 2001

Conférences de rentrée 2002

Conférences de rentrée 2003

Conférences de rentrée 2004

Conférences de rentrée 2005

Conférences de rentrée 2006

Conférences de rentrée 2007

Conférences de rentrée 2008

Conférences de rentrée 2009

Conférences des Docteurs "honoris causa" de l’ENS, 2003

Conférences du Club Montagne Sainte-Geneviève

Conférences exceptionnelles

Conférences Jean-Nicod de philosophie cognitive

Conférences Pierre Duhem

Conférences-débats de l’Association Emmaüs et de l’École normale supérieure

Cycle de conférences Changement climatique

Département des sciences sociales

Formation continue : Programme de l’École d’économie de Paris

Journée de chimie : La chiralité

Journée Georges Bram 2009 (7e conférences en histoire des sciences et épistémologie)

Journée Georges Bram 2010 (8e/9e conférences en histoire des sciences et épistémologie)

Journée L’histoire de l’art, de l’Université à l’École (INHA)

Journée Typologies et analyse spatiale de l’âge du Fer européen

Journées de chimie : Les processus biologiques sous le regard des chimistes

La rentrée des revues

Les conférences d’Alain Badiou

Les conférences de l’association EcoCampus

Les débats de l’École d’économie de Paris

Les Invités d’Ulm

Les jeudis de l’archéologie

Les lundis de la philosophie

Open Forum à l’Observatoire de Paris

Projection-débat "DADVSI : Quelle liberté numérique ?"

Regards de physiciens

Rencontres autour du livre à l’ENS

Rencontres des Éditions Rue d’Ulm et des Bibliothèques de l’ENS

Rencontres EIST 2008 (Enseignement intégré de science et technologie au collège)

Rencontres EIST 2009 (Enseignement intégré de science et technologie au collège)

Respublica Literaria (Institut européen d’histoire de la République des lettres)

Séminaire d’élèves : Discussion et réflexion politiques à l’ENS

Séminaire de l’Institut de l’École normale supérieure

Science débats sur la montagne Sainte-Geneviève

Semaine de l’histoire 2006 : L’historien et les images

Stage de rentrée : Pratiques actuelles de la philosophie

Une poétique de la pensée