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» Conférences d’après mars 2011 : nouveau site

 

Les expositions et rencontres d’artistes à l’École normale supérieure

Organisé par : Monique Canto-Sperber (CNRS-ENS)

Ressources en ligne

  • Projection-débat autour du film d’Emmanuel Mouret, Un baiser s’il vous plaît (le 14 décembre 2007) — Jean-Loup Bourget, Carole Desbarats et Emmanuel Mouret
    Projection-débat autour du film d’Emmanuel Mouret, Un baiser s’il vous plaît en présence du réalisateur, des comédiens, de Jean-Loup Bourget (ENS) et de Carole Desbarats (La Fémis) : La comédie sentimentale, une tradition française ?
  • Projection-débat autour du film d’Éric Rohmer, Les amours d’Astrée et de Céladon (le 19 décembre 2007) — Delphine Denis, Marc Fumaroli, Claude Habib, Noël Herpe et Yves Hersant
    Projection-débat autour du film d’Éric Rohmer, Les amours d’Astrée et de Céladon, en présence de Delphine Denis (Paris IV), Marc Fumaroli (Collège de France), Claude Habib (Lille III), Noël Herpe (Caen) et Yves Hersant (EHESS, CRAL).
    De L’Astrée (Honoré d’Urfé, 1607) aux Amours d’Astrée et de Céladon (Éric Rohmer, 2007), hommes et femmes quatre siècles plus tard : la publication de L’Astrée en 1607 donne son expression à une nouvelle réalité des rapports entre les sexes. Aujourd’hui, le succès à la fois public et critique de l’adaptation réalisée par Éric Rohmer incite à revenir sur la représentation du rapport entre hommes et femmes dans le roman d’Honoré d’Urfé. Travestissement, courtoisie, galanterie : les modèles ont-ils changé ?
    L’œuvre de Rohmer entretient un rapport étroit avec le texte. Outre de nombreuses adaptations, le cinéaste s’est consacré à l’écriture romanesque (La Maison d’Elizabeth sous pseudonyme en 1946) et l’écriture critique (aux Cahiers du Cinéma). Nous étudierons la manière dont son cinéma poursuit ou modifie l’expression littéraire des rapports heureux ou malheureux entre les sexes.
  • Rencontre avec la romancière Paule Constant (le 28 janvier 2008) — Paule Constant
    Cette rencontre avec Paule Constant, auteur de Confidence pour confidence (Prix Goncourt 1998) et La Bête à chagrin (2007), a proposé des lectures de textes suivies d’une discussion avec l’écrivain.
  • Des pionniers à l’âge industriel, There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson (le 25 mars 2008) — Jean-Loup Bourget, Philippe Roger et Paul Schor
    Généalogie du capitalisme américain, There Will Be Blood rafle partout les récompenses : Golden Globe, BAFTA et Oscar du meilleur acteur pour Daniel Day-Lewis, Ours d’argent meilleur réalisateur au festival de Berlin pour Paul Thomas Anderson.
    Derrière le film de ce rebelle génial de Hollywood, il y a un roman radical : Pétrole! d’Upton Sinclair (1927). Que reste-t-il de la critique du capitalisme de Sinclair dans le film ? Avec cette aventure d’un pionnier de l’exploitation pétrolière en Californie, Anderson a-t-il filmé l’histoire ou la légende de l’Ouest ? Une épopée, un western ou un drame ?
    La projection du film a été suivie d’un débat animé par Jean-Loup Bourget (professeur à l’École normale supérieure), Philippe Roger (directeur de recherches au CNRS et directeur d’études à l’EHESS) et Paul Schor (maître de conférences à l’université Paris X-Nanterre).
  • Exposition-conférence de Christian Boltanski (le 10 avril 2008) — Christian Boltanski et Bernhard Jussen
    En 2004, Christian Boltanski réalise Signal à partir de la revue nazie Signal. De ce travail est né un livre, Signal – Christian Boltanski, édité par Bernhard Jussen, professeur d’histoire médiévale et moderne à l’université de Frankfurt-am-Main, et le dialogue d’une soirée-exposition organisée par l’École normale supérieure le 10 avril 2008.
  • Projection-débat autour du film d’Arnaud Desplechin, Un conte de Noël (le 27 juin 2008) — Emmanuel Bourdieu et Arnaud Desplechin
    Projection-débat autour du film d’Arnaud Desplechin, Un conte de Noël, en présence du réalisateur. Sous-titré Roubaix, Un conte de Noël, qui réunit Catherine Deneuve, Mathieu Amalric, Emmanuelle Devos, Jean-Paul Roussillon, Chiara Mastroianni, Anne Consigny et Melvil Poupaud, a été présenté parmi les films en compétition lors du 61e Festival de Cannes le 16 mai 2008.
  • Projection-débat autour du film de Laurent Cantet, Entre les murs (le 22 septembre 2008) — Stéphane Beaud, Marie-Christine Bellosta et Laurent Cantet
    Projection-débat autour du film de Laurent Cantet, Entre les murs, Palme d’or au festival de Cannes 2008, en présence du réalisateur, de Stéphane Beaud et de Marie-Christine Bellosta.
    Le film est adapté de l’ouvrage de François Bégaudeau, Entre les murs. François est un jeune professeur de français d’une classe de 4e dans un collège difficile du 20e arrondissement de Paris. Il devra affronter Esmeralda, Souleymane, Khoumba et les autres. François n’hésite pas à pousser les adolescents jusqu’à leurs limites afin de les motiver. Quitte à prendre parfois le risque du dérapage.
    Avec François Bégaudeau dans le rôle de François Marin, professeur de français et professeur principal, Jean-Michel Simonet (le principal), Louise Grinberg (Louise, déléguée de classe, première de la classe), Esmeralda Ouertani (Esmeralda, l’autre déléguée de classe), Franck Keïta (Souleymane, l’élève qui passe en conseil de discipline), Carl Nanor (Carl, l’élève arrivé en cours d’année après exclusion d’un autre collège), Rachel Régulier (Khoumba, l’élève qui refuse de lire), Burak Ozyilmaz (Burak), Boubacar Touré (Boubacar).
  • Projection-débat autour du film de Claire Simon, Les bureaux de Dieu (le 10 novembre 2008) — Monique Canto-Sperber, Christian Salmon et Claire Simon
    Projection-débat autour du film de Claire Simon, Les bureaux de Dieu, en présence de la réalisatrice et avec la participation de Monique Canto-Sperber (Directrice de l’ENS) et Christian Salmon (CNRS).
    Dans les bureaux d’un planning familial, au sommet d’un immeuble bourgeois, les conseillères du planning familial reçoivent des femmes venues s’informer ou réfléchir sur la contraception, l’IVG, la pilule du lendemain. Elles évoquent leurs oublis de pilule, leurs représentations de la fécondité, parlent de leurs mères davantage que de leurs hommes. La parole qui se libère interroge le tabou de l’origine et du désir de maternité. Elle transforme en histoire assumée en propre ce qui pourrait appartenir au déterminisme ou au destin.
    L’émotion brille, comme un petit miracle répété une dizaine de fois sans le moindre sentiment de redite (prix SACD). La bourgeoise déjà mère de deux enfants, la beurette terrorisée par sa mère, la trentenaire délurée qui en est à sa troisième IVG, l’adolescente qui cache ses pilules, et les conseillères qui les reçoivent sont "toutes faites pareil", comme le dit Marie Laforêt. Ces femmes que Claire Simon a rencontrées sur le terrain partagent une solidarité bouleversante, qui puise dans le sentiment fou de pouvoir ensemble libérer leur corps de femme de l’emprise de l’arbitraire social, naturel ou divin du corps.
    Claire Simon a réuni un casting de stars, en position de faire-valoir des comédiennes non professionnelles, et débauché deux comédiens comiques : Michel Boujenah dans le rôle d’un médecin avorteur et Emmanuel Mouret dans celui d’apprenti conseiller. Si le dispositif évoque les émissions télévisées où des inconnus se livrent à des stars, il produit un effet opposé : loin de faire miroiter un écart sidéral entre la vie de la commune des mortelles et celui d’une princesses de Monaco, il refond le partage entre être commun et extraordinaire. Nathalie Baye, Béatrice Dalle, Isabelle Carré alertent le spectateur sur le caractère fictionnel de cette communauté de femmes inclusive.
    Pour lester sa fiction du poids de l’émotion dont elle fut le témoin dans les plannings familiaux, Claire Simon a imaginé un dispositif pleinement artificiel, où les actrices se rencontraient le jour même du tournage et ignoraient tout de l’histoire qui leur serait confiée. Leur trouble et leur écoute, sidérée et généreuse, transparaît, intacte. Claire Simon retrouve un cinéma frontal aux confins fictionnels du documentaire, et ses sujets de prédilections. Comme personne elle filme les femmes ; adolescentes, sages ou emportées par la passion dans des destins de mélodrame. En très grande cinéaste, elle renouvèle ici son approche de leurs vies, au contact du milieu qu’elle a découvert et de nouveaux procédés de création.
  • Projection-débat autour du film de Jean-Xavier de Lestrade, Sur ta joue ennemie (le 1er décembre 2008) — Jean-Xavier de Lestrade, Robinson Stévenin et Gilles Taurand
    Projection-débat autour du film de Jean-Xavier de Lestrade, Sur ta joue ennemie, en présence du réalisateur, du co-scénariste Gilles Taurand et de l’acteur principal, Robinson Stévenin.
    D’une grande intensité dramatique et narrative, Sur ta joue ennemie met en scène la sortie de prison d’un jeune homme qui a commis "l’irréparable", selon les mots du réalisateur. Remarquablement interprétée par Robinson Stévenin et Fanny Valette, cette histoire singulière et grave n’est pourtant pas un fait divers, ni même de la quête d’un pardon improbable, mais plutôt le récit d’une tentative de retour au cercle des vivants après un acte irréversible ; le film trouve là son universalité. Sans lyrisme ni violence inutile, Jean-Xavier de Lestrade filme la tragédie au raz d’un quotidien brut et rude, mais aussi avec une grande vitalité.
    Karol Beffa, enseignant au Département d’histoire et théorie des Arts à l’École normale supérieure, a composé la musique de ce film. Jean-Xavier de Lestrade a reçu l’Oscar du meilleur film documentaire en 2002 pour Un coupable idéal (rappelons que les étrangers récompensés à Hollywood sont des exceptions). Sur ta joue ennemie est sa première fiction.
  • Projection-débat autour du film d’Agnès Varda, Les plages d’Agnès (le 12 décembre 2008) — Jean-Loup Bourget, Franck Kausch et Agnès Varda
    Projection-débat autour du film d’Agnès Varda, Les plages d’Agnès, en présence de la réalisatrice, de Jean-Loup Bourget (ENS) et Franck Kausch (critique à Positif).
    Dans Les plages d’Agnès, la grande réalisatrice propose un autoportrait, une autobiographie tissant fiction et documentaire à partir de ses archives personnelles (extraits de ses films, photos, vidéos personnelles) et de nouvelles scènes originales sur le thème des grandes plages de sa vie. On y retrouve des grands noms du cinéma qu’elle a côtoyés ou dont elle a été proche : son compagnon Jacques Demy, mais aussi Jean-Luc Godard, Alain Resnais, Harrison Ford, Gérard Depardieu ou encore Philippe Noiret. Le film a été présenté hors compétition à la Mostra de Venise 2008, où la réalisatrice a reçu le prix exceptionnel Vive la cinéaste (Glory to the Filmmaker).
  • Projection-débat autour du film de Kornél Mundruczó, Delta (le 13 février 2009) — Yvette Biró et Kornél Mundruczó
    Projection-débat autour du film de Kornél Mundruczó, Delta, en avant-première, en présence du réalisateur et de la scénariste, Yvette Biró.
  • Projection-débat autour du film "Tatarak" d’Andrzej Wajda (le 12 février 2010) — Élise Domenach et Andrzej Wajda
    Projection en avant-première du film "Tatarak" d’Andrzej Wajda, suivie d’un débat en présence du réalisateur, animé par Élise Domenach (ENS Lyon). La traduction est assurée par Michel Lisowski.
  • Conférence-débat avec Nancy Huston : "Maternité et désespoir" (le 31 mars 2010) — Mona Chollet, Nancy Huston et Gérard Meudal

Organisateurs

Monique_Canto-Sperber

Monique Canto-Sperber (CNRS-ENS)

Monique Canto-Sperber est philosophe et directrice de l’ENS. Elle est directrice de recherche au CNRS. Elle a été vice-présidente du Comité Consultatif National d’Éthique. Elle dirige deux collections aux Presses Universitaires de France (PUF). Elle conseille également la chaîne parlementaire, Public Sénat et est productrice à France Culture.