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Les entretiens de Savoirs en multimédia

Organisé par : Juliette Roussel (ENS)

La direction des Savoirs en multimédia de l’École normale supérieure vous propose une série d’entretiens avec des personnalités de l’ENS, de l’université ou du monde de la recherche.

Ressources en ligne

  • Conférence de Stanley Cavell (le 17 février 2006) — Stanley Cavell et Claude Imbert
    Le Département de philosophie et la Passerelle des arts de l’École normale supérieure, avec le concours du CEPPA (université Paris I) et de l’École doctorale SHS de l’université de Picardie Jules Verne, ont reçu Stanley Cavell (Harvard University) autour de son ouvrage Cities of words - Henry James / Max Ophuls.
    Dans son dernier livre, Stanley Cavell poursuit un parallèle entre la philosophie et l’œuvre de fiction.
    Le perfectionnisme moral émersonien et les Recherches philosophiques de Wittgenstein ouvrent une série de correspondances naguère illustrées par le théâtre shakespearien et le cinéma hollywoodien.
    C’est toute l’histoire de la philosophie occidentale qui s’en trouve modifiée, et soudainement réactivée.
    En complément de l’exposé, Catherine Axelrad-Bourget questionne Claude Imbert autour de l’oeuvre de Stanley Cavell.
  • Rencontre avec Claude Debru (le 29 mai 2006) — Jean-Gaël Barbara, Claude Debru et Franck Varenne
    Jean-Gaël Barbara et Franck Varenne questionnent Claude Debru sur son parcours.
  • Hollywood. Un rêve européen (le 22 juin 2006) — Jean-Loup Bourget et Marc Cérisuelo
    Marc Cérisuelo questionne Jean-Loup Bourget autour de Hollywood. Un rêve européen (Armand Colin Cinéma, Paris, 2006, 286 p.)
    « Quoi de plus « made in USA » qu’Hollywood ? Quoi de plus « américain » que le film noir ou la comédie musicale ? ...
    Et pourtant ! Que d’Européens parmi les ingénieurs et les ouvriers de la grande usine à rêves : certaines des plus grandes stars, d’Erich von Stroheim, Greta Garbo et Marlene Dietrich à Antonio Banderas et Collin Farrell, certains des plus grands metteurs en scène, d’Ernst Lubitsch et Friederich W. Murnau à Fritz Lang, Billy Wilder, Maurice Tourneur ou Alfred Hitchock...
    La voici la superproduction qu’Hollywood a oublié de tourner : cette aventure aux mille héros, Allemands, Scandinaves, Anglais, Irlandais, Français, Espagnols, Italiens, Russes, Hongrois, qui se déroule sur fond d’accent viennois ou de nostalgie du Yddishland, et qui se tisse dans l’entrelacs des destins d’exilés, grandioses ou misérables, tous en quête de l’or vénéneux d’une Californie de carton-pâte, de folie et de génie !
    Cet ouvrage, qui propose une synthèse sur la présence et l’apport esthétique des « Européens à Hollywood », s’inscrit dans la continuité du précédent livre de J-L. Bourget, Hollywood, la norme et la marge, publié dans la collection »Nathan Cinéma », puis « Armand Collin Cinéma, 1998. Il reprend certaines hypothèses, notamment celles du chapitre « Hollywood et les autres cinématographies », qu’il s’efforce de compléter ou d’approfondir, de corriger ou de nuancer. Après quelques rares incursions dans la période antérieure, moins concernée par la problématique, l’auteur prolonge la réflexion jusqu’à des exemples contemporains, afin de dégager les constantes et les ruptures qui caractérisent le statut et l’activité actuels des « Européens à Hollywood »par comparaison avec ceux de l’époque classique.
  • Rencontre autour de Daniel Arasse (le 22 juin 2006) — Nadeije Laneyrie Dagen
    Catherine Axelrad-Bourget questionne Nadeije Laneyrie-Dagen autour de Daniel Arasse à l’occasion du colloque qui s’est tenu en juin 2006 à l’INHA.
  • Histoire de l’enseignement du français du XVIIe au XXe siècle (le 18 janvier 2007) — Anne-Marie Chartier et André Chervel
    Anne-Marie Chartier questionne André Chervel autour de Histoire de l’enseignement du français du XVIIe au XXe siècle.
    L’ouvrage reprend, développe et synthétise l’essentiel des recherches menées par l’auteur pendant quarante ans sur l’histoire de l’enseignement du français. Appuyé sur une abondante documentation d’archives, il montre comment depuis le XVIIe siècle maîtres d’école, frères des écoles chrétiennes, régents, professeurs, religieuses, enseignantes, précepteurs, maîtres de langue ont multiplié les tentatives et les expériences pour faire passer le message qu’ils avaient à délivrer. Ce sont eux qui ont imaginé, modifié en fonction des circonstances, amélioré, en un mot créé les différentes didactiques qui s’avéraient indispensables à ces apprentissages et à ces formations auxquelles nous avons tous nous-mêmes été confrontés : de l’orthographe à la dissertation en passant par la langue, la grammaire et la prononciation, les œuvres littéraires classiques, les techniques d’explication des textes, la reformulation et la réduction de texte, la composition française enfin.
    Mais les disciplines, notamment la plus fondamentale d’entre elles qui est le « français », ne se contentent pas de reproduire à l’identique dans les populations d’élèves le savoir de leurs maîtres. On montre ainsi que l’orthographe française contemporaine est en grande partie une « invention » de l’école ; que la prononciation française a été passablement affectée par les enseignements scolaires ; que l’école a joué un rôle essentiel dans la façon d’écrire des Français, en particulier en inventant de nouveaux modes d’écriture, et ainsi de suite. Tout ce qui passe à travers les rouages des didactiques en ressort plus ou moins transformé. Les disciplines ont une fonction créative, innovante, dont le rôle n’a pas été suffisamment souligné jusqu’ici. L’histoire de l’enseignement du français est donc une pièce importante de l’histoire de la culture française.
  • "Nuit et Brouillard" Un film dans l’histoire (le 18 janvier 2007) — Sylvie Lindeperg
    Catherine Axelrad-Bourget questionne Sylvie Lindeperg autour de son livre « Nuit et Brouillard » Un film dans l’histoire.
    « C’est par le cinéma que je sus que le pire venait juste d’avoir lieu », écrivait le critique Serge Daney. Plus précisément, grâce à Nuit et Brouillard, le film d’Alain Resnais sorti en 1956.
    Walter Benjamin incitait l’historien à « découvrir dans l’analyse du petit moment singulier le cristal de l’événement total ». C’est ce que propose Sylvie Lindeperg dans cette microhistoire du court-métrage qui a marqué profondément notre imaginaire des camps nazis.
    À partir d’archives inédites, elle reconstitue la genèse et les enjeux du film. Elle s’interroge sur les lectures et les usages, parfois inattendus ou contradictoires, dont Nuit et Brouillard a fait l’objet en France comme à l’étranger. Elle retrace le destin singulier de ce « lieu de mémoire » en suivant l’évolution des regards portés sur les images et sur l’événement depuis cinquante ans. Elle pose, dans toute son actualité, la question du rapport entre l’archive et la représentation des camps.

Organisateurs

Juliette_Roussel

Juliette Roussel (ENS)

- responsable de la diffusion des savoirs de l’École normale supérieure (2002-2008)
- chargée de mission ENT au Centre de ressources informatiques de l’École normale supérieure