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Semaine culturelle L’Ukraine et la Biélorussie

Organisé par : Hanna Murauskaya (université Paris I-Panthéon Sorbonne)

Journées d’études L’Ukraine et la Biélorussie – quels voisins pour l’Union Européenne ?
Ces trois journées seront consacrées aux rencontres de spécialistes, de chercheurs et de tous ceux qui sont curieux de mieux connaître l’Ukraine et la Biélorussie autour d’un thème d’une actualité brûlante. Nous essayerons d’examiner la question de leur voisinage avec l’Union Européenne d’un point de vue pluridisciplinaire en invitant des représentants de disciplines aussi diverses que l’histoire, la linguistique, l’histoire de l’art, la littérature, les sciences politiques et sociales, etc. Notre but est de faire un pas en avant dans la compréhension des enjeux qui résultent de ce voisinage et de révéler les problématiques les plus pertinentes pour les études de ces deux pays. Personne ne doute que l’Ukraine et la Biélorussie fassent partie de l’Europe, mais qu’est-ce qui fait la singularité de cet espace régional en Europe ? Comment l’histoire rapproche-t-elle et éloigne-t-elle ces pays des autres pays européens ? Comment des traditions culturelles, puisant aux mêmes sources, viennent-elles soutenir des valeurs distinctes ? Qu’en est-il de la Russie qui exerce toujours une influence considérable sur leur évolution politique et culturelle ? Quelles sont enfin ces identités propres que les deux pays réclament, s’engagent à soutenir ou même à construire dans le contexte des intérêts prorusses et des intérêts proeuropéens qui divisent aujourd’hui comme jamais les habitants de l’Ukraine et de la Biélorussie ?
Les langues utilisées sont le français ou l’anglais, et, le cas échéant, le russe.

Ressources en ligne

  • L’Ukraine et la Biélorussie – quels voisins pour l’Union Européenne ? (le 23 mars 2006) — Sophie Coeuré
    Ouverture des journées d’études de la semaine culturelle de la Biélorussie et de l’Ukraine avec S.E. Viktar SHYKH, Ambassadeur de la République de Bélarus en France et Sophie COEURÉ, Maître de conférence à l’École normale supérieure.
  • Imagined Russianness, Invented Europeanness: Ukraine as a Europe’s Ambiguous Borderland (le 23 mars 2006) — Mykola Ryabchuk
    Séance Identités biélorusse et ukrainienne dans le monde contemporain présidée par Alexandra Goujon, maître de conférence en sciences politiques, Université de Bourgogne
    The paper makes an attempt at a critical analysis of both Ukrainian and European discourses of ‘Europeanness’, with a special attention to the notion of European limits and neighbourhood, and to the place of Ukraine within these discursive constructions. The major assumption is that both Ukrainians and Europeans have a rather distorted view of each other and of the whole problem that makes their relations rather ambiguous and confusive. On the one hand, Europeans uncritically rely on Russian imperial myths and Huntingtonian simplifications, i.e., they largely exaggerate Ukraine’s ‘Russianness’ and underestimate its ‘Europeanness’ historically determined by its essential belonging to the Polish-Lithuaning state and, partly, to the Habsburg Empire. On the other hand, Ukrainians largely exaggerate their ‘Europeanness’ (as a building block of their national identity) and underestimate the level of Sovietization/Russification of their country and the degree to which the imperial – ‘East Slavonic’/’Christian Orthodox’/’Greater Russian’ or Soviet identity – had been internalized by a substantial part of Ukraine’s population. The ultimate goal of the paper is to provide both Ukrainians and Europeans with a more realistic view of each other and of themselves, and to facilitate their dialogue, which tends, so far, to miss many important points on both sides.
  • L’identité biélorusse : entre Est et Ouest. Quelques éléments de problématisation (le 23 mars 2006) — Anna Zadora
    Séance Identités biélorusse et ukrainienne dans le monde contemporain présidée par Alexandra Goujon, maître de conférence en sciences politiques, Université de Bourgogne
    Les problèmes identitaires de la Biélorussie contemporaine sont à l’origine de sa situation interne et de son positionnement sur la scène internationale. Les processus socio-politiques actuels s’inscrivent dans la logique de l’évolution historique de la Biélorussie et de la formation de la conscience nationale des Biélorusses. Le processus de construction identitaire vient légitimer les spécificités du régime biélorusse et sa politique tendue avec l’Union européenne, sa voisine géographique depuis 2004. Les usages sociaux de l’héritage historique jouent un rôle important dans le processus de la construction nationale. Parmi les différentes strates historiques, celle de la période soviétique s’avère être la plus prégnante pour les Biélorusses. L’ancrage de la Biélorussie dans l’héritage soviétique s’explique par plusieurs raisons. Les facteurs comme la position géographique au croisement des États et des civilisations, la formation tardive d’un État et d’une nation biélorusses, le rapport complexe entre populations rurale et urbaine au cours du dernier siècle, les données économiques, expliquent la pérennité de la soviétisation en Biélorussie. Nous analyserons les facteurs évoqués afin de présenter les différents héritages historiques et les usages qui en sont faits dans la production et la structuration des dynamiques identitaires. Un accent particulier sera mis sur l’éducation qui est un véhicule important du message identitaire.
  • L’Europe politique et l’identité ukrainienne : la tradition d’échanges et les enjeux contemporains (le 23 mars 2006) — Serge Yosypenko
    Séance Identités biélorusse et ukrainienne dans le monde contemporain présidée par Alexandra Goujon, maître de conférence en sciences politiques, Université de Bourgogne
    Qu’est-ce que l’Europe pour les Ukrainiens contemporains? Sans doute constitue-t-elle un élément décisif de leur identité au sens large, soumise à la nécessité de s’identifier à une humanité universelle. Mais, après l’échec de l’idée d’humanité universelle, il s’agit de s’identifier à l’une des ensembles civilisationnels en présence, dans notre cas à l’humanité européenne. Certes, cette orientation n’est pas la seule possible pour les Ukrainiens. Il existe aussi une autre ensemble civilisationnel qui se propose pour ce rôle, on peut l’appeler « la communauté des slaves orientaux ». Quel rôle ces deux orientations jouent-elles dans la vie politique ukrainienne? Est-il juste de dire qu’elles sont incompatibles? Divisent-elles les Ukrainiens en deux civilisations régionales? Tout en tenant compte de l’exemple des élections présidentielles 2004 et des événements postérieurs au cours desquels deux camps politiques se sont opposés, on peut démontrer que la plupart des Ukrainiens partagent la même culture politique. Les clés de voûte en sont les suivantes: l’attitude à l’égard du pouvoir politique, le mode d’usage du système de la représentation politique, la compréhension de la condition de citoyen. Bien que la position par rapport à l’Europe soit l’un des points de discorde des Ukrainiens, les traits caractéristiques et les contradictions essentielles de la culture politique ukrainienne actuelle appartiennent bien au modèle européen moderne de la démocratie. Dans la perspective d’une intégration possible à l’Union européenne, ces caractères et ces contradictions mentionnés prennent une signification décisive.
  • Language and Belarusian Nation-Building (le 23 mars 2006) — Barbara Törnquist Plewa
    Séance Identités biélorusse et ukrainienne dans le monde contemporain présidée par Alexandra Goujon, maître de conférence en sciences politiques, Université de Bourgogne
    The aim of the paper is to analyse the Belarusian nation-building process with the focus on the role played by the language as a marker for national identity and as a national symbol. After a short discussion of the meaning of the term Belarusian in the pre-modern, pre-national period I proceed to examine the modern Belarusian nation-building process from the 19th century to the present day. By using elements from K. Deutch´s communication theory, E. Gellner´s structuralist-functionalist theory of nationalism and W. Bloom´s identification theory I discuss why Belarusian nation building can be seen as yet an unaccomplished project. Explanations for the weakness of Belarusian nationalism are sought, inter alia, in the late modernisation of the Belarusian territories, the weakness of the Belarusian national elite, the obstacles to the diffusion of the national ideology and the national elite’s failure to make the Belarusian language a confidence-boosting, sharply delimiting national symbol of the kind which, according to Bloom´s theory, is necessary to facilitate the identification with one’s own group. The question remains what strategy the Belarusian elite should choose today and what symbols it should use in order to succeed in reformulating the post Soviet-Belorussian identity into the national Belarusian identity.
  • Identités biélorusse et ukrainienne dans le monde contemporain (le 23 mars 2006) — Mykola Ryabchuk, Barbara Törnquist Plewa, Serge Yosypenko et Anna Zadora
    Discussion à l’issue de la table ronde Identités biélorusse et ukrainienne dans le monde contemporain présidée par Alexandra GOUJON, maître de conférence en sciences politiques, Université de Bourgogne
  • La politique européenne de voisinage : le triangle Union Européenne – Biélorussie, Ukraine – Russie (le 23 mars 2006) — Irina Bolgova
    Table ronde autour des questions d’actualité présidée par Juliette RENNES, Pollens / Chantiers Politiques de l’ENS
    La politique européenne de voisinage, lancée en 2003, s’est donné pour but officiel « d’éviter de nouvelles lignes de division en Europe » d’où le concept ‘d’Europe élargie’. Visant au début les nouveaux états indépendants occidentaux (Biélorussie, Ukraine, Moldavie) la politique de voisinage devient un nouvel instrument d’action extérieure de l’Union européenne dans cette direction. Généralement bien perçue par les États-partenaires, la nouvelle initiative européenne a suscité des réticences – bien que souvent implicite – de la part de la Russie, qui y voit une tentative de la remplacer dans son rôle traditionnel de voisin et de partenaire stratégique. Une perspective de changement de pôles d’attraction (‘empire russe’ vs ‘empire européen’). Le schéma triangulaire proposé offre une possibilité d’analyse de cette situation complexe : la Russie peut-elle s’opposer au rapprochement de ses voisins avec l’UE ? Jusqu’à quel point l’Union est-elle disposée à prendre en considération l’opinion de la Russie ? Y a-t-il des limites à l’indépendance de la politique extérieure de l’Ukraine et Biélorussie ? Cette géométrie est-elle variable ?
  • L’espace économique européen commun (le 23 mars 2006) — Vitaliy Denysyuk
    Table ronde autour des questions d’actualité présidée par Juliette RENNES, Pollens / Chantiers Politiques de l’ENS
    L’espace économique européen commun : nouveau cadre économique et politique des relations de l’Union Européenne avec les nouveaux états européens occidentaux
    Jusqu’à présent, les liens avec les nouveaux états indépendants occidentaux (NEIO), à savoir l’Ukraine, la Moldavie, le Bélarus, étaient toujours placés dans le contexte de la relation de l’Union avec l’ancienne Union soviétique. A la différence des autres pays de la périphérie, ils figurent toujours à la fin de la liste des préférences commerciales accordées par l’UE. Après avoir aménagé ses périphéries orientale (logique d’intégration, accords européens et accession à l’UE), méditerranéenne (logique de stabilisation régionale, processus de Barcelone, accords d’association et l’instauration de ZLE à l’horizon 2010), balkanique (logique de stabilisation régionale, accords de stabilisation et d’association visant à l’établissement progressif du libre-échange), Bruxelles commence à aménager sa périphérie nord-est (logique d’influence et de développement). Nous montrerons que, malgré une politique de voisinage rapproche économiquement les NEIO de l’UE, la perspective d’une adhésion institutionnelle s’éloigne.
  • La Biélorussie entre deux tropismes : l’Union Européenne et la Russie (le 23 mars 2006) — Alena Haponenka

  • L’Ukraine et la Biélorussie – quels voisins pour l’Union Européenne ? (le 23 mars 2006) — Irina Bolgova, Vitaliy Denysyuk et Alena Haponenka
    Discussion à l’issue de la table ronde autour des questions d’actualité présidée par Juliette RENNES, Pollens / Chantiers Politiques de l’ENS
  • Ukraine or Little Russia? Revisiting the Early Nineteenth-Century Debate (le 24 mars 2006) — Serhii Plokhii
    Séance Histoire nationale / mémoire nationale présidée par Président de séance : Sophie COEURE, maître de conférence en histoire contemporaine, École normale supérieure
    This paper departs from the existing literature on the "History of the Rus’," at once the most mysterious and the most influential product of Ukrainian Cossack historiography, in two major respects. First, it challenges the dominant historiographic trend that treats the "History" as a manifestation of proto-national and autonomist Ukrainian aspirations. Second, it contributes to the perennial search for the author of the "History" by claiming that the manuscript was written soon after 1800, effectively locating the work in the realm of nineteenth-century historiography. More than anything else, however, this paper takes the debate out of the Procrustean bed into which it was forced by the national narratives of a later era, both Ukrainian and all-Russian. It emphasizes the simple fact that historians have little control over the use of their narratives.
  • The early-modern nationalism in Ukraine and Belarus: comparative analysis (le 24 mars 2006) — Pavel Tereshkovich
    Séance Histoire nationale / mémoire nationale présidée par Sophie COEURE, maître de conférence en histoire contemporaine, École normale supérieure
    The destinies of Ukrainian and Belarusian nations look quite similar from the point of view of historical perspective. Each nation was of non-historical, peasant origin. Their culture, language and dominant confession made them too close to the Russian one. At the same time, the level of the national mobilization of the Ukrainians was much higher than that of the Belarussians. The majority of specialists on the national history of East-Central Europe believe that basically this is the result of the inspired role of the Western Ukraine (Eastern Galicia). It is argued in the report that the differences were much deeper. They were on the level of general modernization, structure of the cities population, character of social stratification and upward social mobility, the social role of the historical memory, etc.
  • Se définir (le 24 mars 2006) — Serhii Plokhii et Pavel Tereshkovich
    Discussion à l’issue de la séance Histoire nationale / mémoire nationale présidée par Sophie COEURE, maître de conférence en histoire contemporaine, École normale supérieure
  • Vasil Bykau’s The Wolves’ Pit: Flora and Fauna Are Not What They Used to Be in Belarus (le 24 mars 2006) — Zinaida Gimpelevich
    Séance Histoire nationale / mémoire nationale présidée par Delphine BECHTEL, directeur adjoint du Centre Interdisciplinaire de Recherches Centre-européennes, Université Paris IV Sorbonne
    The basis of my paper is Bykau’s “Ваўчыная яма” (The wolves’ pit), written in 1998 and first published in 2001. This typically existential short novel was completed twelve years after the Chernobyl catastrophe and during the writer’s first year abroad. The Wolves’ Pit, the theme of which portrays the familiar figure of a Belarusian soldier and his tragic fate, differs greatly from Bykau’s earlier works: the fate of the soldier is intertwined not only with regular military service during the peacetime but with ecological, cultural, social, and political issues.
  • L’idée de culture biélorussienne au miroir de la notion polysémique de frontière (le 24 mars 2006) — Virginie Symaniec
    Séance Histoire nationale / mémoire nationale présidée par Delphine BECHTEL, directeur adjoint du Centre Interdisciplinaire de Recherches Centre-européennes, Université Paris IV Sorbonne
    L’histoire du théâtre biélorussien que je me suis efforcée de comprendre au cours de la dernière décennie s’inscrit dans un contexte européen particulier. Depuis le XVIIIème siècle, l’espace mer Baltique – mer Noire fut recomposé à plusieurs reprises par l’élaboration de nouvelles frontières culturelles et ethniques comme conséquence de la valse incessante des frontières politiques en son sein. Un des problèmes méthodologiques qui se posent à nous est celui de ces frontières qui ne se recouvrent jamais et dont les tracés plus ou moins nets accompagnent toujours, lorsqu’ils n’en sont pas cause, l’élaboration de « géographies imaginaires » dont la notion de culture biélorussienne reste aujourd’hui tributaire. L’admettre, c’est prendre le parti d’étudier cette notion en tant qu’objet construit de discours pour en mesurer les fondements idéologiques, les diverses applications en politique sur l’histoire longue et tenter de comprendre comment elle se comporte aujourd’hui.
  • Les constructions identitaires à travers la fondation des premiers musées dans l’espace biélorusse et ukrainien avant 1917 (le 24 mars 2006) — Hanna Murauskaya

  • Histoire nationale / mémoire nationale (le 24 mars 2006) — Zinaida Gimpelevich, Hanna Murauskaya et Virginie Symaniec
    Discussion à l’issue de la séance Histoire nationale / mémoire nationale présidée par Delphine BECHTEL, directeur adjoint du Centre Interdisciplinaire de Recherches Centre-européennes, Université Paris IV Sorbonne
  • Troubles de la guerre civile et mise en ordre révolutionnaire en Ukraine (1917-1921) (le 24 mars 2006) — Eric Aunoble
    Séance Conflits, différends ethniques et métissages présidée par Olivier WIEVIORKA, professeur en histoire contemporaine à l’École normale supérieure de Cachan
    Une célèbre chanson des années vingt demandait « Où cours-tu, petite pomme ? », et suivait la pomme, entre bourgeois, koulaks et officiers, du camp des Blancs à celui des Rouges. Le film éponyme de Doller et Obolenski (Mejrabprom, 1926) situait cette course folle en Ukraine, rajoutant au tableau du chaos généralisé de la guerre civile les troupes allemandes, les Verts (bandes armées autonomes), les anarchistes et les haïdamaks (nationalistes ukrainiens). Pour être complet sur les quatorze pouvoirs qui tentèrent de s’imposer au sud-ouest de l’ex-empire tsariste, il faudrait aussi décomposer le communisme et le nationalisme en leurs sous-tendances... Hormis les enjeux géostratégiques que recèle l’espace ukrainien, on peut s’interroger sur les ressorts internes qui ont violemment poussé les Ukrainiens dans la mêlée. Sur quelles identités sociales, nationales ou idéologiques les belligérants tentaient-ils de jouer pour susciter l’adhésion ? Voulaient-ils exacerber la furie populaire ou au contraire la canaliser ? Sur quels compromis et/ou apories pouvaient-il ensuite espérer (re)construire un État ? Ces questions donnent à voir comment s’écrit l’histoire de la période révolutionnaire au-delà des clivages politiques convenus. Elles éclairent également un état des rapports de pouvoir, jusqu’aux nouvelles « révolutions » de 1991 et 2004.
  • Patriotism, Anti-Bolshevism or the Will to Survive (le 24 mars 2006) — Olga Baranova
    Séance Conflits, différends ethniques et métissages présidée par Olivier WIEVIORKA, professeur en histoire contemporaine à l’École normale supérieure de Cachan
    Patriotism, Anti-Bolshevism or the Will to Survive. Dilemmas of Collaboration and Resistance by Population of Belarus under the Nazi Occupation, 1941-1944 Why people at certain moment decided to join forces with the enemy who attacked and took control of their own country, what were the driven reasons for their behavior, and what alternatives were available under the conditions of occupation? These are the major questions this paper traces. The research seeks to provide a wide spectrum of explanations for the choice of collaboration with the enemy and to prove that what many historians and politicians conceive as akin to treason makes reference to a vastly more complex set of behavioral options as they were perceived at the time. The primary focus of the paper is on the forms, motives and goals of the collaboration movement in the case of Belarus. The paper reviews historiography and examines how the issue of collaboration was presented and treated in Soviet, Western and Post-Soviet national Belarusian writings. Furthermore, it analyses national, socio-economic and political preconditions of collaboration in Belarus and provides a historical explanation of the regional peculiarities of this movement. The paper examines the impact of Nazi occupation polices and the process of changing attitudes and positions by some people over time and their transition from collaboration to resistance in late 1943 - 1944.
  • L’homogénéisation ethnique des nouveaux confins soviétiques (1944-1946) : le cas ukrainien (le 24 mars 2006) — Catherine Gousseff
    Séance Conflits, différends ethniques et métissages présidée par Olivier WIEVIORKA, professeur en histoire contemporaine à l’École normale supérieure de Cachan
    Cette contribution se concentre sur la réalisation des transferts de populations polonaises de la région frontalière (annexée par l’URSS sur la Pologne en 1939), en analysant le déroulement des opérations, leur évolution entre le premier accord bilatéral de septembre 1944 et la fin des grandes vagues d’évacuations massives à la mi-1946. Il s’agira de s’interroger sur l’incidence des conflits inter-ethniques de la guerre dans la conception ukrainienne des évacuations, d’évaluer les différentes pratiques d’incitation au départ dans les zones urbaines et rurales et de s’interroger, enfin, sur la normalisation – et ses limites – du processus d’évacuation au long de la période considérée, en faisant intervenir les points de vue actuels de l’historiographie polonaise et ukrainienne.
  • La Galicie et la ville de Lviv comme lieu de confins (le 24 mars 2006) — Delphine Bechtel

  • Conflits, différends ethniques et métissages (le 24 mars 2006) — Eric Aunoble, Olga Baranova, Delphine Bechtel et Catherine Gousseff
    Discussion à l’issue de la séance Conflits, différends ethniques et métissages présidée par Olivier WIEVIORKA, professeur en histoire contemporaine à l’École normale supérieure de Cachan
  • Crimean Culture on the Crossroads (le 24 mars 2006) — Denis Ioffe
    Séance Conflits, différends ethniques et métissages présidée par Hanna MURAUSKAYA, doctorante en histoire de l’art à l’École normale supérieure de Paris
    Crimean Culture on the Crossroads: From Moscow and Saint-Petersburg to Koktebel’ and Sudak. Crimea as a multicultural melting pot, Russian literature in the Ukrainian environs: the case of the ‘Silver Age’ period (Maximilian Voloshin and others)
    In the course of my paper I will focus on the interesting role, reserved for Crimea in collecting of many important literary personae of the Modernist culture that were arriving to its borders from the two Russian capitals. Following the seminal depictions, given to Crimea by Maximilian Voloshin as regards the importance of its unique mythopoetical image, the proposed paper focuses on the specificity of the ways this peculiar ‘literary project’ (Koktebel’s ‘Dom Poeta’) was built up on the Crimean soil. There will be shown the particular usefulness of the historical ‘Crimean text’ for the various ‘life-creation’ (in German “lebenskunst”) attitudes, articulated by the major figures of Russian Modernism, who were dwelling from time to time within the Crimean hospitable shores.
  • Les Juifs en Biélorussie, hier et aujourd’hui : entre acceptation et hostilité (le 24 mars 2006) — Claire Le Foll
    Séance Conflits, différends ethniques et métissages présidée par Hanna MURAUSKAYA, doctorante en histoire de l’art à l’École normale supérieure de Paris
    Dans un premier temps, on présentera de manière synthétique les relations entre Juifs et Biélorusses avant la révolution de 1917, en se demandant si les Biélorusses se sont vraiment montrés plus tolérants envers les Juifs que les Ukrainiens, comme ils ont tendance à le prétendre depuis qu’ils se sont constitués en nation au début du XXe siècle. Dans un deuxième temps, on analysera la place des Juifs dans l’historiographie nationale, et plus précisément la trace laissée par l’expérience soviétique et par le génocide dans l’histoire et la mémoire collective biélorusse. Les Biélorusses ont-ils effectué le même travail de mémoire que les nations d’Europe occidentale ? Quelle place ont-ils donné aux Juifs dans leurs mythes nationaux et leur organisation sociale ?
  • Echanges culturels et politiques entre la Suède, la Biélorussie et l’Ukraine (le 24 mars 2006) — David Hallbeck
    Séance Conflits, différends ethniques et métissages présidée par Hanna MURAUSKAYA, doctorante en histoire de l’art à l’École normale supérieure de Paris
    Les campagnes de Charles XII sur le territoire ukrainien et biélorusse au début du XVIIIe siècle ouvrent des perspectives tout à fait intéressantes. Elles sont, sans doute, parmi les premières rencontres entre les suédois et les biélorusses et ukrainiens et il s’est avéré que ces rencontres ont très vite pu mener à une coopération politique très étroite contre le tsar. Charles XII, toujours attiré par les phénomènes culturels et scientifiques, portait aussi un intérêt vif aux cultures qu’il rencontrait lors de ses expéditions. Il faut aussi, dans ce contexte, évoquer un autre lien entre l’Ukraine et la Suède, à savoir le village suédois qui persiste depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours. Le village a été fondé par des suédophones d’Estonie que Catherine II a conduit à s’y installer contre des promesses de grandes richesses. Il y reste encore des gens de langue suédoise.
  • L’utilitarisme politique du cinéma brejnévien contre le nationalisme ukrainien (le 24 mars 2006) — Lubomir Hosejko
    Séance Conflits, différends ethniques et métissages présidée par Hanna MURAUSKAYA, doctorante en histoire de l’art à l’École normale supérieure de Paris
    Caractérisées par des violations des droits de l’homme et du citoyen dans la perspective d’une solution russificatrice accrue, les années de plomb brejnéviennes accréditèrent la thèse de fusion des nations, et ce par la stigmatisation du nationalisme dans tous les secteurs de la vie culturelle en Ukraine. Instrumentalisée, au service de l’imposture, tantôt par le cinéma de fiction, tantôt par le documentaire, cette thèse induisit, de gré ou de force, un certain nombre de cinéastes de premier plan à réaliser des œuvres redevables de l’impôt néo-stalinien à prélever sur leur notoriété artistique. Parurent ainsi, pendant la période dite de la stagnation, des films impétueux montrant le drame d’une population déchirée par ses discordes idéologiques et politiques, ethniques et sociales. Démystificatrice de la complexité de la lutte de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) contre l’envahisseur nazi ou soviétique, une imagerie fonctionnelle, fallacieuse et négative, jetait les fils d’une même nation dans des camps opposés. Bien qu’alimentaires, ces opus unitaires qui manifestaient l’allégeance de leurs auteurs au Parti, furent livrés par le noyau dur de l’École de Kiev, formé par Youriï Illienko, Léonide Ossyka, Boris Ivtchenko et Volodymyr Denyssenko. Perçus comme des œuvres de qualité, certains furent néanmoins privés d’exploitation au moment même où sévissait une chasse aux sorcières, lancée contre la dissidence par le patron du PCU Volodymyr Chtcherbytskyj.
  • Conflits, différends ethniques et métissages (le 24 mars 2006) — David Hallbeck, Lubomir Hosejko, Denis Ioffe et Claire Le Foll
    Discussion à l’issue de la séance Conflits, différends ethniques et métissages présidée par Hanna MURAUSKAYA, doctorante en histoire de l’art à l’École normale supérieure de Paris
  • Le vieux russe, origine des langues slaves orientales (ukrainien, biélorusse et russe) (le 25 mars 2006) — Olivier Azam
    Séance Langues biélorusse et ukrainienne comme éléments déterminants des identités - Origines et évolutions
  • The Turau Manuscript in the National Library of France (BNF) (le 25 mars 2006) — Nadzeya Shakun
    The Turau Manuscript in the National Library of France (BNF): The Works of Dionysius Areopagita (Ms. sl. 105) of the 15-16th Centuries
    Séance Langues biélorusse et ukrainienne comme éléments déterminants des identités - Origines et évolutions
    An old manuscript of Turau origin (306 sheets) has been discovered recently in the National library of France (BNF), in the Department of manuscripts. It is The Works of Dionysius Areopagita (Ms. sl. 105) which dates back to the 15-16th centuries. The manuscript is probably a copy of a Serbian translation from Greek to the Old Church Slavonic language of the original Corpus Areopagiticum. A commentary on its history and its origin written by its holder prince Emanuel Bulgak accompanies the manuscript. The text of the manuscript demonstrates language peculiarities of the 2nd South Slavonic Influence on lexical and grammatical levels and also in graphic system. However, in spite of archaic nature of the language of the manuscript, there are some interesting local language peculiarities, to which the following paper is dedicated.
  • Comment écrire le biélorussien ? (le 25 mars 2006) — Roland Marti
    Séance Langues biélorusse et ukrainienne comme éléments déterminants des identités - Origines et évolutions
    Le biélorussien se trouve situé entre deux langues bien établies, chacune dotée d’une tradition riche et ininterrompue : le polonais et le russe. La codification du biélorussien écrit se produit dans ce contexte, le polonais employant l’alphabet latin et le russe employant l’alphabet cyrillique. Dans chacun de ces alphabets, existent deux traditions écrites qui auraient pu être choisies pour le biélorussien. Pour l’alphabet latin, c’est la tradition polonaise digraphique et la tradition tchèque (ou lituanienne) suivant le principe « monographique » ou diacritique. Du côté de l’alphabet cyrillique, c’est la tradition russe (ou ukrainienne) avec son principe combinatorique et la tradition serbe avec son monographisme. (La tradition du slavon est négligeable.) Par ailleurs se pose la question du choix de l’orthographe – orthographe morphologique (selon le modèle russe ou polonais) ou orthographe phonologique (selon le modèle serbe ou croate). Le choix n’est pas seulement dicté par des considérations d’ordre linguistique mais aussi et surtout par des considérations d’ordre symbolique. La communication vise à expliquer le développement du biélorussien dans ces domaines dans le cadre des forces extralinguistiques influençant le choix d’une solution particulière.
  • La transposition dans les langues slaves orientales (le 25 mars 2006) — Asya Willerval
    Séance Langues biélorusse et ukrainienne comme éléments déterminants des identités - Origines et évolutions
    Le phénomène de transposition est un indicateur du développement dynamique des langues, il s’avère aussi être un des procédés d’enrichissement du système lexical permettant une économie de moyens linguistiques. En proposant de distinguer la transposition contextuelle, c’est-à-dire celle qui est déterminée dans le cadre d’un contexte précis, et la transposition catégorielle, qui se caractérise par le changement d’appartenance d’une forme linguistique d’une partie du discours à une autre, l’auteur examine les tendances générales de l’évolution et les particularités d’apparition de ce phénomène en russe, en biélorusse et en ukrainien, et illustre son étude par l’exemple des constructions prépositionnelles.
  • German Borrowings in the Ukrainian Language (le 25 mars 2006) — Maryna Grytsai
    Séance Langues biélorusse et ukrainienne comme éléments déterminants des identités - Origines et évolutions
    German Lexical Borrowings are among the oldest adopted words in the Ukrainian language. There are many words of German origin which are regarded by most Ukrainians as their ethnic features, e.g. ганок(Ging),грунт(Grund), стельмах(Stellmacher), пампушкa, смалець and so on. That is because most Germanisms were adopted to the norms of the Ukrainian language and lost some of their original phonetic, lexical and other features. In-depth examination of this question shows that loan words came into the Ukrainian language from German as a result of international trade, cultural, political and other relations which lasted for centuries.
  • Origines et évolutions (le 25 mars 2006) — Olivier Azam, Maryna Grytsai, Roland Marti, Nadzeya Shakun et Asya Willerval
    Discussion à l’issue de la séance Langues biélorusse et ukrainienne comme éléments déterminants des identités - Origines et évolutions
  • Two Standard Languages within Belarusian: a Case of Bi-cultural Conflict (le 25 mars 2006) — Ihar Klimau
    Séance Langues biélorusse et ukrainienne comme éléments déterminants des identités - Situation d’aujourd’hui et perspectives
    Within Belarusian there is no dominant dialect. Nevertheless not one common standard arose, but two kinds of standard language –Taraškevič’s modus, historically the first (codificated by Taraškevič in his 1918 grammar), and Under Soviet (otherwise called Narkom’s, or the People’s Commissars’) modus created by the Soviet government during the 1930s as opposed to Taraškevič’. In this paper an attempt will be made to explain the evolution of these two Belarusian standard languages up to the present time.
  • The Language Policy in Ukraine from the Independence to Nowadays (le 25 mars 2006) — Emanuela Bulli
    The Language Policy in Ukraine from the Independence to Nowadays. The Current Linguistic Situation of the Country
    Séance Langues biélorusse et ukrainienne comme éléments déterminants des identités - Situation d’aujourd’hui et perspectives
    The linguistic situation in Ukraine is very complex, because de-jure Ukrainian language is the single official state language of the country. It means that education, administrations, public offices, should work in Ukrainian. De-facto in Ukraine exist a bilingual society. The level of bilingualism is different from region to region (is less present in the Western regions and in the South-Eastern ones, is more present in the central regions and in the big cities, like the capital Kiev) but we can affirm, that the phenomenon is quite spread and sometimes it presents some peculiarities, which allow us to speak of Diglottic situation. I mean, people prefer to speak Russian in specific situation of day-life (for example, in family conversations and in all the informal contexts), while it speaks Ukrainian in the official, formal situation, as I will explain in the paper with examples and statistics.
  • Development of the Ukrainian Language Word Stock of the 20th – beginning of the 21st centuries (le 25 mars 2006) — Lyubov Struhanets
    Séance Langues biélorusse et ukrainienne comme éléments déterminants des identités - Situation d’aujourd’hui et perspectives
    Major periods of the history of the Ukrainian language, which are distinguished by the researchers, correlate logically with the stages of the history of the Ukrainian people. The issue of language for Ukraine has been political, as its development (i.e. manifestation of all literary norms, quality of stylistic functioning and ways of implementation) depends on the official status of the language in the country. Dictionaries indirectly reflect lexical norms, peculiarities of development and level of social language consciousness of the ethnos in a certain period. In this paper on the basis of major comprehensive lexicographic works the dominant types of changes in word stock of the 20th – beginning of the 21st centuries will be analyzed with the account of historical background. The author’s methodology of research of the dynamics of lexical norms in synchronic and diachronic aspects, worked out on the basis of lingual-informational approach, will be presented.
  • Europe’s Crossroads: What Language Shall Ukraine Use in 2101? (le 25 mars 2006) — Vitalyi Radchuk
    Séance Langues biélorusse et ukrainienne comme éléments déterminants des identités - Situation d’aujourd’hui et perspectives
    What language will dominate in Ukraine soon? Ukrainian? Russian? English? Each contestant is widely spread and potent, yet none functions alone. Together they produce an unprecedented environment. Their contrasting vocabularies, grammars, euphonies, styles, dialects, even alphabets and accents interact so weirdly, variably and vigorously we should ask otherwise. What sort of (each?) language will our new generations speak and write? By what features of the land’s voice will the Earth recognize a future Ukrainian? The research removes blinkers of bias from the official statistics on the two tongues allegedly known in Ukraine. Obviously, more languages prove vital and allow translations among themselves.
  • Langues biélorusse et ukrainienne comme éléments déterminants des identités (le 25 mars 2006) — Emanuela Bulli, Ihar Klimau, Vitalyi Radchuk et Lyubov Struhanets
    Discussion à l’issue de la séance Langues biélorusse et ukrainienne comme éléments déterminants des identités - Situation d’aujourd’hui et perspectives
  • Intervention de clôture de Stanislau CHOUCHKEVITCH (le 25 mars 2006) — Stanislau Chouchkevitch

  • Conclusion de L’Ukraine et la Biélorussie – quels voisins pour l’Union Européenne ? (le 25 mars 2006) —

Organisateurs

Hanna_Murauskaya

Hanna Murauskaya (université Paris I-Panthéon Sorbonne)

Ancienne boursière de la sélection internationale de l’ENS, Hanna Murauskaya est allocataire-monitrice, doctorante en histoire à l’université Paris I-Panthéon Sorbonne. Son doctorat, sous la direction de Dominique Poulot, a pour titre L’invention de l’idée de musée national et sa diffusion en Europe centrale et orientale au XIXe siècle (1802–1917) : le réseau des ’inventeurs de musées’.