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Séminaire de l’ITEM : Genèses théâtrales

Organisé par : Dominique Budor (ITEM / univ. Paris III) et Almuth Grésillon (ITEM) et Marie-Madeleine Mervant-Roux (CNRS)

Séminaire général de l’ITEM (Institut des textes et manuscrits modernes) 2004-2005 et 2005-2006

Ressources en ligne

  • De l’atelier d’écriture à la scène : chemins génétiques chez Jean Anouilh (le 18 octobre 2004) — Bernard Beugnot
    La préparation d’un Théâtre de Jean Anouilh en deux volumes pour la Bibliothèque de la Pléiade a été l’occasion de découvrir, dans des fonds tant publics que privés, des archives manuscrites qui n’avaient été jusqu’ici ni mentionnées ni, par voie de conséquence, exploitées. Elles remettent profondément en question le mythe - qu’Anouilh s’est gardé de dénoncer - d’une production quasi spontanée, comme La Fontaine, selon une certaine légende, générait ses fables. Listes de personnages et profils de caractères, schémas dramatiques au moins ébauchés, croquis de scène, réécritures viennent précéder ou enrichir un premier jet qui semble bien, lui, toujours naître dans l’effervescence et la facilité. Comme l’on sait qu’Anouilh faisait lecture de ses pièces aux acteurs, assistait aux répétitions, se mettait parfois lui-même en scène, comme l’on dispose aussi pour quelques pièces des cahiers de mise en scène, il devient possible d’esquisser un parcours génétique et d’apporter une contribution à la genèse du texte dramatique.
  • Dialogue entre texte et scène. Pour une mémoire génétique du spectacle (le 15 novembre 2004) — Georges Banu et Jacques Lassalle

  • Objets de la genèse théâtrale: documents-témoins de parcours scéniques (le 10 janvier 2005) — Noëlle Guibert
    Noëlle Guibert dirige le département des Arts du Spectacle de la Bibliothèque nationale de France. Elle présentera la richesse et la variété toutes particulières des objets matériels qui s’offrent au généticien intéressé par la naissance des oeuvres théâtrales. En évoquant les archives de grands metteurs en scène (Antoine, Craig, Pitoëff, Baty...), elle montrera grâce à quels types de témoins il est possible de reconstruire les processus de la genèse scénique.
    Référence bibliographique : Revue de la BnF, n° 5, 2000, numéro coordonné par Noëlle Guibert et consacré à "Archives, patrimoine et spectacle vivant".
  • Le "chantier" Pirandello (le 7 février 2005) — Dominique Budor

  • De l’avant-texte à la scène. Genèse du Molière de Boulgakov (le 14 mars 2005) — Olga Anokhina
    Notre choix d’étudier le dossier génétique de la pièce Molière (La Cabale des dévots) de Mikhaïl A. Boulgakov a été doublement motivé. Nous avons été guidée, d’une part, par la richesse extraordinaire du dossier génétique composé de notes de lecture, de brouillons, de tapuscrits gardant l’intervention de la censure, d’une abondante correspondance liée à la pièce, de sténogrammes et de comptes rendus des répétitions... D’autre part, ce choix a été déterminé par le rôle que cette pièce a joué dans l’œuvre et dans la vie de l’écrivain ainsi que par les questions théoriques que pose à la critique génétique le « cas Boulgakov ».
  • Genèse d’un texte, gésine d’un théâtre (le 9 mai 2005) — Almuth Grésillon et Marie-Madeleine Mervant-Roux
    L’amante anglaise de Marguerite Duras, mise en scène de Claude Régy (1968) : genèse d’un texte, gésine d’un théâtre
    Comme on l’avait vu dans le cas de Pirandello, le texte de théâtre naît parfois d’une oeuvre en prose (nouvelle, roman, etc.) qui se trouve réécrite pour la scène. À première vue, c’est ce qui se passe pour L’Amante anglaise, de Marguerite Duras, publiée comme "roman" en 1967 et donnant lieu deux ans plus tard, après d’importants remaniements, à un spectacle, mis en scène par Claude Régy. Pourtant, la genèse de cette pièce, et sa signification dans l’oeuvre de Duras ainsi que dans l’histoire du théâtre contemporain dépassent le cas commun du passage d’un genre à un autre.
  • Naissance d’une mise en scène (le 30 mai 2005) — Brigitte Jaques-Wajeman
    À l’invitation de l’Institut des Textes et Manuscrits Modernes (CNRS, ENS), je me propose de retracer la genèse de la mise en scène de Britannicus que l’on peut voir actuellement et jusqu’au 30 juin 2005 au théâtre du Vieux-Colombier.
    Il s’agira de cerner au plus près le surgissement du « désir de mettre en scène » et d’en suivre le développement jusqu’à sa réalisation.
    Attention : le son de l’enregistrement est très faible
  • Pour une génétique du théâtre non contemporain. Traces, objets, méthodes (le 28 novembre 2005) — Jean-Marie Thomasseau
    Proposer une analyse génétique du théâtre non contemporain participe, à première vue, d’une gageure. En effet, si le théâtre contemporain génère de nombreuses traces écrites et non écrites, qui permettent d’envisager une réflexion d’ordre génétique, il n’en est pas de même du théâtre non contemporain dont les représentations semblent n’avoir laissé, le plus souvent, que leur support : un texte, annexé plus tard par la littérature et ses méthodes critiques. L’analyse génétique des arts de la scène non contemporains, après un tel constat, engage d’une part à revisiter l’étude du phénomène théâtral dans son ensemble et partant son historiographie, de l’autre à interroger la critique génétique elle-même qui, en se confrontant au théâtre, se trouve dans l’obligation de mettre au point de nouvelles procédures. On cherchera donc, à partir d’exemples précis, à ouvrir sur ce sujet quelques pistes de réflexion épistémologique et méthodologique, à repérer des traces, à définir des objets et à proposer quelques éléments de méthode.
  • (Dé)composition textuelle dans l’œuvre de Samuel Beckett (le 12 décembre 2005) — Dirk van Hulle
    Dans la trilogie Molloy – Malone meurt – L’Innommable Samuel Beckett réfère à la fameuse Préface des "Lyrical Ballads". Tandis que William Wordsworth explique comment la tranquillité contribue à une composition réussie, Beckett introduit "la tranquillité de la décomposition" comme une partie cruciale de son esthétique. Après la composition assez rapide de En attendant Godot, la genèse de Fin de partie se déroulait beaucoup plus péniblement. Une des oeuvres que Beckett lisait pendant cette période était la Bible, plus spécifiquement la Genèse. Il essayait d’écrire une anti-Genèse, que Ruby Cohn appelle une "décréation". Cette décréation continuait après la publication. La notion de décomposition semble particulièrement appropriée au développement des textes bilingues et des pièces de théâtre que Beckett a mises en scène. Les éditions des "textes révisés" (anglais) permettent un examen de l’impact de ses carnets de mise en scène sur les textes (français et anglais) des pièces de théâtre.
  • Michel Foucault : Choses dites, choses vues. Théâtre et espace (le 23 janvier 2006) — Jean Jourdheuil
    Que faire lorsqu’on vous propose de concevoir une soirée d’hommage à Michel Foucault vingt ans après sa mort dans le cadre d’une opération globale de commémoration dont on sait qu’elle va occuper pendant quelques semaines : la radio, la presse écrite, les revues, les milieux intellectuels et une frange du milieu étudiant ? Répondre à une telle commande, artistiquement non définie, apparemment très ouverte, et cependant cadrée par le contexte commémoratif dans lequel elle intervient, et probablement par le montage financier de cette opération de commémoration (question que je n’étudierai pas), suppose de se poser quelques questions :
    1 - relatives à l’état de l’art contemporain,
    2 - relatives à l’objet : la personne ou l’oeuvre de Foucault,
    3 - relatives enfin au contexte (en l’occurrence communicationnel et commémoratif, et dans le cadre d’un Festival ayant une certaine image et remplissant une certaine fonction dans la vie culturelle parisienne depuis trois décennies), contexte dans lequel cette manifestation sera donnée à voir, à entendre, à consommer.
    C’est, pour pasticher le titre d’un essai de Heinrich von Kleist, de l’élaboration progressive de ce spectacle au fil des discussions de travail de nature variée selon les interlocuteurs - institutions contribuant à la production, commissions attribuant des « aides au projet », lieux de représentation hypothétiques, artistes susceptibles de participer, héritiers et ayants droit de Michel Foucault - qu’il sera question dans mon intervention et ensuite de ce que l’on peut en dire a posteriori.
  • Je crois en la nécessité de l’art, mais je ne sais pas pourquoi il est nécessaire (le 6 mars 2006) — Matthias Langhoff
    Matthias Langhoff a fait parvenir un texte dans lequel il résume sa position de principe sur le théâtre, à partir de quoi il a souhaité dialoguer avec le public.
    1. Souffrant de contraintes économiques toujours plus lourdes, le théâtre est obligé de se poser à nouveau la question de sa nécessité. Question qui me paraît de plus en plus condamnée à rester sans réponse. La manière française de considérer le théâtre comme de l’aide sociale et de renvoyer à sa vertu de divertissement suscite l’ennui et le dégoût et ne fournit aucune réponse. Je ne partage pas l’avis selon lequel le théâtre pourrait ou devrait faire avancer ou progresser quoi que ce soit. Sa vocation n’est pas de promouvoir ni d’être un guide. Pourtant, c’est l’une de ses tentations régulières : il veut se faire politique - et finit par donner des coups d’épée dans l’eau. Le théâtre n’a de sens que lorsqu’il réussit, par instants, à suspendre des processus préprogrammés. À trouver la faille dans le système ; à occuper l’espace vide où, comme le dit Heiner Müller, apparaît l’utopie d’une communauté humaine.
    2. La seconde forme du théâtre est sa forme véritable. Le théâtre remémoré, filtré et lavé dans le vécu de tous les jours. Le théâtre est selon moi comme la nourriture pour les b¦ufs : ce n’est qu’après avoir été longuement ruminé qu’il devient une véritable alimentation. Le sens le plus noble du théâtre est de surprendre les spectateurs et d’irriter les critiques.
    3. Il arrive parfois - rarement - que le théâtre devienne un art : lorsqu’il reflète dans sa matière la barbarie réelle du monde et qu’il traduit dans sa forme la beauté que le monde peut avoir.
  • Les écrits de l’assistant au metteur en scène (le 3 avril 2006) — Sophie Proust
    Lors de la production d’un spectacle et de son exploitation, l’assistant à la mise en scène exerce un grand nombre de fonctions. Il s’agira d’évoquer ici ses manifestations écrites par des documents produits en amont des répétitions jusqu’à la dernière représentation. La typologie présentée respectera l’ordre chronologique du processus de création pour montrer l’évolution et la diversité de ces écrits, dont la nature et la finalité changent selon la phase de travail où se trouve la répétition et selon la manière dont les metteurs en scène conçoivent le spectacle. Effectivement, selon ces derniers, les oeuvres qu’ils abordent et leur équipe artistique et technique, les traces du travail théâtral et les écrits de l’assistant à la mise en scène peuvent se différencier.
    Aussi sera-t-il question, avant d’évoquer les notes de mise en scène, de notes liées à d’éventuelles auditions, d’une participation au travail dramaturgique, de la constitution de plannings de répétitions jusqu’à la réalisation non systématique d’une conduite de mise en scène. Alors que ces dernières servent pour les reprises du spectacle, les notes de mise en scène consistent en grande partie à mémoriser les différentes versions du travail. En effet, les répétitions, qui s’inscrivent dans une durée déterminée, de deux semaines à six mois environ selon les artistes, donnent à voir la création et la répétition de différentes versions de fragments de spectacle (scène, séquence, tableau, etc.). La sélection et la mise bout à bout de certaines versions, agrémentées d’une orchestration générale passant par le biais des filages, donneront naissance au spectacle.
    Une grande majorité de la création théâtrale occidentale se réalise ainsi. La confiance en la mémoire de chacun est loin d’être de mise et justifie l’une des fonctions importantes de l’assistant : la prise en notes des différentes versions de chaque scène. Selon l’étape dans lequel se situe le processus de création (travail à la table, travail sur le plateau), nous verrons comment ces matériaux - tapuscrits, manuscrits, constitués de notes et de croquis - participent du travail théâtral. D’après des documents issus de créations de Matthias Langhoff, Yves Beaunesne, Denis Marleau et Robert Wilson, la conception et l’usage de ces matériaux seront présentés, tout en précisant que s’ils servent aux études génétiques d’un texte, de sa représentation ou du travail théâtral en soi aujourd’hui, ils ne sont pas réalisés à ces fins.
  • Du texte dramatique au Cahier de mise en scène. “La Mouette”, de Tchekhov/Stanislavski (le 22 mai 2006) — Marie-Christine Autant-Mathieu

Organisateurs

Dominique_Budor

Dominique Budor (ITEM / univ. Paris III)

Almuth_Grésillon

Almuth Grésillon (ITEM)

Marie-Madeleine_Mervant-Roux

Marie-Madeleine Mervant-Roux (CNRS)

équipe ARIAS

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Séminaires de recherche

Atelier Apprentissage 2005–2006

Atelier Apprentissage 2006–2007

Atelier Mathématiques et biologie 2004–2005

Atelier Mathématiques et biologie 2005–2006

Atelier Mathématiques et biologie 2006–2007

Conférences du département d’Études cognitives

Les lundis de la philosophie

Séminaire Archéologie des sanctuaires celtiques

Séminaire Art, création, cognition

Séminaire de l’ITEM : De l’archive manuscrite au scriptorium électronique

Séminaire de l’ITEM : Genèse et correspondances

Séminaire de l’ITEM : Genèses théâtrales

Séminaire de l’ITEM : Genèses, récit d’auteur / récit de critique

Séminaire de l’ITEM : L’écriture et le souci de la langue

Séminaire du Département de biologie

Séminaire du Département de chimie

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Séminaire du Laboratoire de physique statistique

Séminaire Environnement et société

Séminaire européen Sciences sociales et santé mentale

Séminaire général du Département d’informatique

Séminaire général du Département de physique

Séminaire général du Département TAO

Séminaire Histoire de l’enseignement supérieur français, XIX°–XX° siècles

Séminaire Histoire et philosophie des mathématiques

Séminaire Littérature et morale à l’âge classique

Séminaire Louis Pasteur de l’ENS : The design of photosynthesis

Séminaire MHD (SEMHD)

Séminaire Modélisation et méthodes statistiques en sciences sociales

Séminaire Musique et mathématiques

Séminaire Musique et philosophie

Séminaire Philosophie et mathématiques

Séminaire Vision algorithmique et biologique

Séminaire Vision artificielle / Équipe Willow

Séminaire Visualiser et modéliser le cerveau