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Semaine de commémoration et de réflexion sur la Shoah

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Mémoire et politique, l’actualité de la Shoah
Claude Askolovitch (le Nouvel Observateur), Sophie Ernst (INRP) et Michel Wieviorka (EHESS)

15 avril 2005

Pour clore une semaine consacrée au souvenir et au devoir de mémoire, nous avons voulu parler le dernier jour du présent et de l’avenir ; en effet, il importait de rappeler une dernière fois que commémorer la Shoah, ce n’est pas seulement, comme on essaie parfois de nous le faire croire, remuer un passé douloureux par masochisme ou par goût morbide. D’abord, il y a un devoir de mémoire envers les victimes et leurs proches ; mais pas uniquement : même le jour où tous ceux qui ont souffert seront morts, il faudra encore se souvenir, pour que cela ne puisse jamais se reproduire (au moment où il planifiait la Shoah, Hitler a déclaré : «après tout, qui parle encore aujourd’hui de l’annihilation des Arméniens ?»). En effet, comme le souligne le film projeté mardi, la Shoah n’était pas seulement un crime contre les juifs, mais bien un crime contre l’humanité. C’est au fond cela que nous dit John Donne et que contestent les négationnistes de tout poil : les victimes du génocide nazi étaient des juifs et des tziganes, mais cela nous concerne tous même si nous ne sommes ni l’un ni l’autre, car à travers eux, c’est ce qu’il y a d’humain en tout homme - la dignité personnelle, l’appartenance à une culture - qui était nié.
Cinquante ans après les procès de Nuremberg, dix ans après le génocide du Rwanda, et alors que certains voudraient une «concurrence entre les victimes» («mon génocide est plus important que le tien !»), les questions qui se posent à nous aujourd’hui sont :
* sommes nous capables de donner un sens concret (notamment pénal) et pas seulement métaphysique au mot «humanité» et à l’expression «crime contre l’humanité» (car la métaphysique n’a jamais empêché les massacres et les génocides) ?
* comment fonctionnent les tribunaux pénaux internationaux (Yougoslavie et Rwanda) et quelle est leur efficacité ?
* comment combattre le négationnisme, et plus généralement, comment comprendre et endiguer la montée présente du racisme en France (ce qui est un des combats fondateurs de Pollens) ?
Cette séance de réflexion sur l’actualité de la Shoah se tiendra en présence de Claude Askolovitch, Michel WIEVIORKA et Sophie ERNST. Elle sera animée par Florent Buisson, Irène Favier et Céline Mistretta, élèves de l’ENS.

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Claude Askolovitch Claude Askolovitch (le Nouvel Observateur)
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Sophie Ernst Sophie Ernst (INRP)
groupe Mémoire, histoire, identités

Michel Wieviorka Michel Wieviorka (EHESS)
Non disponible

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Page officielle de la semaine sur la Shoah

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