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Colloque Jean Deny : Les relations culturelles et scientifiques entre Turquie et France au XXe siècle

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La présence archéologique française en Turquie (1912–1939)
Nicole Chevalier (Musée du Louvre)

26 mars 2010

Malgré une tradition très ancienne de recherches sur le terrain, en 1912, l’archéologie française dans l’Empire ottoman traverse une crise. Les autorités scientifiques éclairées sur la gravité de la situation par Gustave Mendel, ancien Athénien et conservateur des Musées impériaux ottomans, tentent avec son assistance de mettre sur pied un programme cohérent de recherches archéologiques. Bien que cette tentative de redressement ait été trop vite interrompue par la guerre, au lendemain de l’armistice de Moudros, les motivations qui ont inspiré ces mesures sont intactes et expliquent l’empressement avec lequel la France s’engage sur le terrain de l’archéologie. Toutefois, dans le cas de l’Anatolie, quand les archéologues expriment leur désir de reprendre effectivement leurs activités de terrain, celles-ci doivent non seulement être conformes aux volontés du nouveau régime instauré en Turquie mais également trouver leur place dans le plan d’ensemble de la recherche archéologique française au Moyen-Orient. Dans ce contexte, à part les travaux conduits dans le cadre du Corps d’occupation français de Constantinople sous la direction de Robert Demangel, un ancien Athénien, et les courtes fouilles de Téos, les archéologues français, contrairement à leurs collègues des autres pays, ne remettent presque pas les pieds en Turquie. Aussi lorsqu’en 1930 René Dussaud, conservateur du département des antiquités orientales du musée du Louvre, se rend à Ankara, il prend conscience de ce désert archéologique et œuvre non seulement pour que des fouilles hittites soient proposées à la France par la Turquie mais pour que le ministère des Affaires étrangères décide de fonder à Istanbul un institut d’archéologie qui pourrait devenir pour les "jeunes savants la porte de l’Anatolie" (R. Dussaud).

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Non disponible Nicole Chevalier (Musée du Louvre)