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Colloque Jean Deny : Les relations culturelles et scientifiques entre Turquie et France au XXe siècle

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Le positivisme et son héritage en Turquie (1895–1923)
Enes Kabakçı (Université d’Istanbul)

26 mars 2010

Notre communication se propose de saisir d’une part les conditions dans lesquelles fut introduit le positivisme en Turquie et d’autre part les mécanismes de réinterprétation qui influèrent sur son appropriation par les élites politiques et intellectuelles ottomanes/turques. L’avènement du positivisme en Turquie vers la fin du XIXe siècle relève du processus général de modernisation dans l’Empire ottoman. Les élites modernisatrices ottomanes, en quête d’un remède pour l’"Homme malade", perçoivent la pensée comtienne comme une idéologie modernisatrice et un moyen de s’universaliser. Dans le processus de construction de l’État-nation en Turquie, les idéologues républicains perçoivent le positivisme comme un outil d’analyse sociale ainsi que comme une idéologie pour réformer la société. Aussi bien à l’époque ottomane que républicaine, la pensé comtienne n’est pas importée telle quelle mais réinterprétée et accommodée aux conditions sociales et culturelles du milieu d’accueil. Nous nous focaliserons en particulier sur les idées et l’action politique d’Ahmed Rıza Bey (un des principaux leaders du mouvement jeune turc, membre actif de la Société positiviste et futur président du parlement ottoman) et de Ziya Gökalp (idéologue du nationalisme turc et promoteur d’une sociologie positiviste-durkheimienne en Turquie) et nous parcourrons les publications à tendance positivistes du premier quart du XXe siècle.

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Enes Kabakçı Enes Kabakçı (Université d’Istanbul)