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Science débats sur la montagne Sainte-Geneviève

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Effets de faibles doses d’agents génotoxiques : réalités ou quête du Graal ?
Ethel Moustacchi (CNRS)

15 février 2010

La détection des dommages de l’ADN, l’analyse de leur devenir et de leurs conséquences mutagènes et cancérigènes, lors d’expositions à de fortes doses d’agents physiques ou chimiques génotoxiques, sont à la base de l’établissement des relations quantitatives "dose-effet" : les diverses réglementations internationales en découlent. Or les risques éventuels associés aux expositions à de faibles doses sont difficiles à établir et leurs évaluations font encore l’objet de controverses, car elles résultent d’extrapolations théoriques des fortes aux faibles doses. La sur-estimation ou sous-estimation des risques peut conduire à des coûts insupportables et inutiles ou, inversement, à de dramatiques insuffisances de protection des populations.
L’évaluation des effets biologiques des radiations ionisantes constitue un paradigme de gestion des risques en situation d’incertitude scientifique. Divers événements cellulaires et moléculaires sont à présent détectables à des doses à peine supérieures à celles du bruit de fond naturel, et l’on constate que l’expression de gènes diffère à forte et faible dose et selon le mode d’administration de celle-ci (par exemple, chronique vs fractionnée, etc.). La réglementation internationale admet actuellement une relation dose-effet linéaire sans seuil. La manière dont l’acquisition de nouvelles données pourrait permettre de revoir ou non les politiques réglementaires fera l’objet de ce débat.

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Ethel Moustacchi Ethel Moustacchi (CNRS)
Directrice de recherche de classe exceptionnelle au CNRS, unité 1292 (génotoxicologie et réparation de l’ADN).