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Colloque "J’ai tué" : Violence guerrière et fiction

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Justifier la violence. Le problème de la rhétorique pour l’élimination de l’ennemi et du traître dans le roman résistancialiste
Yan Hamel (Montréal)

26 mars 2009

Session Deuxième Guerre mondiale, présidée par Michel Murat (LILA, ENS).
Adaptant le concept sociologique de mémoire collective défini par Maurice Halbwachs aux besoins de l’étude des formes romanesques, cette communication proposera une analyse sociocritique d’une quinzaine de romans français portant sur la Seconde Guerre mondiale publiés à partir de 1945. Les œuvres de Simone de Beauvoir, Roger Vailland, Romain Gary, Vercors, Marcel Aymé, Jean Genet, Louis-Ferdinand Céline, Roger Nimier, Jorge Semprun, François Nourissier et Marguerite Duras permettent de saisir notamment que le rappel de la violence guerrière perpétrée à l’endroit soit de l’ennemi allemand, soit du collaborateur, fut un enjeu idéologique et esthétique déterminant. Revisitant à leur manière propre ce motif, les romans contribuent à construire des "mémoires collectives" conflictuelles des violences guerrières perpétrées, entre 1939 et 1945, par les Résistants et les autres troupes françaises combattant dans le camp des Alliés. C’est là, tout au long de la seconde moitié du XXe siècle, une manière de défendre une vision spécifique de l’être humain, de la société, de la nation et de la littérature.

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Non disponible Yan Hamel (Montréal)
Yan Hamel est enseignant de "Littérature et société" (UER SHLC) au sein de la TÉLUQ (Télé-université de l’université de Québec à Montréal), premier établissement d’enseignement universitaire spécialisé en formation à distance au Québec.

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