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Colloque L’art et la mesure : Histoire de l’art et approches quantitatives, sources, outils, méthodes

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La mesure du nom ? La signature du peintre au XVIIIe siècle
Charlotte Guichard (CNRS/IRHIS, Lille)

5 décembre 2008

(Journée "Défis pour l’approche métrique", session "La création est-elle quantifiable ?")
Cette communication traitera de la signature du peintre comme cas limite de l’approche quantitative en histoire de l’art. On réfléchira d’abord sur les problèmes méthodologiques que posent les différents indicateurs que l’on peut construire pour une approche quantitative sur la signature. En dépit de la prudence avec laquelle il convient de les interpréter, ces indicateurs indiquent un essor de la signature au XVIIIe et surtout au XIXe siècle. Mais au-delà de l’approche quantitative, la signature se prête à une analyse formelle : si la signature tend à s’imposer dans l’espace du marché de l’art, elle est aussi la trace de la subjectivité de l’artiste. Au tournant du siècle, certaines signatures de peintres articulent de manière exemplaire réputation de l’artiste et singularisation de sa production. La signature ne devient-elle pas alors un observatoire privilégié pour saisir à la fois l’intégration du peintre dans les circuits du marché, et le triomphe d’un régime de singularité dans les mondes de l’art ?
What’s in a name? The painter’s signature in the eighteenth century
The paper will study the painter’s signature as a way of questioning the limits of quantitative approaches in art history. The methodological problems raised by the various measures that can be taken into account when trying to assess the number of painters signing their works will first be analysed. Even when handled with all the necessary caution, these measures point towards an overall increase in the presence of signatures on paintings in the 18th century and above all in the 19th century. Beyond this quantitative approach, painters’ signatures themselves need to be interpreted: if signatures take on an increasingly important role in the art market, they are also the markers of the artist’s subjectivity. At the turn of the century, some painters’ signatures exemplify this articulation of artists’ reputations and the affirmation of their singularities. Signatures can henceforth be taken as a privileged site to capture painters’ increasing integration in the art market and the triumph of the figure of the artist resting on individuality and creative genius.

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Non disponible Charlotte Guichard (CNRS/IRHIS, Lille)
Charlotte Guichard est chargée de recherches en histoire de l’art, au sein de l’Institut de recherches historiques du Septentrion (IRHIS, UMR 8529, CNRS-Lille III).