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Colloque De l’imitation dans les musées

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Montrer une collection internationale d’art contemporain : un ou plusieurs modèles ? La place des différents pays sur les cimaises du Centre Georges-Pompidou, de la Tate Modern et du MoMa
Alain Quemin (univ. Marne-la-Vallée)

7 décembre 2007

Depuis les années 1970, les positions occupées par les différents pays sur la scène internationale de l’art contemporain ont beaucoup évolué. Certains pays ont réussi à mieux imposer leurs artistes, tandis que d’autres ont vu leurs positions décliner.
Si, dès sa conception, le Centre Georges-Pompidou entendait jouer un rôle moteur sur la scène internationale de l’art contemporain, que peuvent nous apprendre ses accrochages successifs sur l’influence prescriptrice - ou non - qu’il a pu réellement exercer ?
Il importera, dans la présente communication, d’étudier tout d’abord comment la part des divers pays a évolué au cours des différents accrochages qui se sont succédé sur les cimaises du Centre Georges-Pompidou depuis son ouverture en 1977 jusqu’à aujourd’hui. À en juger d’après les œuvres visibles dans la principale institution française de monstration de l’art contemporain, quels seraient les pays les plus importants de la scène artistique internationale et comment les positions des uns et des autres ont-elles évolué au fil du temps ?
Nous pourrons alors, de façon synthétique, comparer la part des différentes nationalités au cours du temps dans le Centre Georges-Pompidou et dans le Kunst Kompass, un indicateur créé pour tenter de rendre compte de la visibilité des artistes au niveau international. En étudiant l’évolution des deux ensembles de données au fil du temps, nous pourrons ainsi nous demander si le Centre Georges-Pompidou a pu influencer, ou même, a seulement suivi le mouvement général qui, à l’échelle internationale, a affecté le monde de l’art contemporain depuis les années 1970.
Enfin, une fois produite l’analyse précédente, nous pourrons nous interroger sur la similitude des classements actuellement établis par nationalité entre le Centre Georges-Pompidou et les deux autres principales institutions internationales que sont le MoMA à New York et la Tate Modern à Londres, et par conséquent sur la similitude, ou non, des "accrochages nationaux" dans les plus grandes "institutions internationales" et l’existence, ou non, de modèles implicites en ce domaine.

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Non disponible Alain Quemin (univ. Marne-la-Vallée)
Alain Quemin est professeur de sociologie de l’art à l’université de Marne-la-Vallée, membre de l’Institut universitaire de France et du laboratoire LATTS du CNRS. Il est spécialiste du marché de l’art contemporain.

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