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Colloque De l’imitation dans les musées

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L’adaptation des exigences sociales et culturelles des musées d’art appliqué sous la Troisième République aux fonctions patrimoniales d’aujourd’hui
Sylvie Acheré (musée des Beaux-Arts de Lille)

7 décembre 2007

Le musée des Arts décoratifs de Paris et les musées d’art et d’industrie développés en province, à partir des années 1880, sont redevables au modèle du South Kensington Museum de Londres. En 1876, un promoteur du renouveau des arts décoratifs et industriels, Victor Champier, fonde la société du musée des Arts décoratifs de Paris sur le modèle anglais. Les objectifs sont de lutter contre la perte des savoir-faire, de favoriser la conservation des pièces sur le territoire français, mais surtout d’impulser une nouvelle direction esthétique à l’industrie d’art considérée comme sclérosée.
Parallèlement, l’État décide de soutenir la création d’un réseau d’écoles en province pour encadrer l’essor des arts appliqués à l’industrie. À Roubaix, la création de l’École nationale d’art et d’industrie textile provoque l’annexion du musée municipal en 1882. Sous la direction de Victor Champier en 1902, cette école-musée, unique en son genre par sa spécialité, est érigée en modèle et visitée par les délégations étrangères. Malgré l’absence de dotation budgétaire, Champier contribue aussi à l’enrichissement du musée avec des collections de type beaux-arts. Sur l’embryon d’un ancien musée municipal et d’un fonds textile émanant de la Chambre de commerce et d’industrie de la ville, cédées à l’État lors de la création de l’école en 1882, il obtient d’importants dépôts de l’État. Par une politique de dons et de prêts auprès des collectionneurs et des artistes, il parvient à donner au musée un statut plus conforme à sa vocation artistique et industrielle, répondant ainsi à la demande sociale de l’époque.
Fermé depuis 1941, le musée roubaisien fut récemment ressuscité par l’ouverture du musée d’art et d’industrie, en 2001, dans une ancienne piscine municipale "art déco". Les enjeux initialement pédagogiques et culturels ont pris aujourd’hui un tour patrimonial.

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Non disponible Sylvie Acheré (musée des Beaux-Arts de Lille)
Sylvie Acheré est conférencière au musée des Beaux-Arts de Lille. Elle a soutenu en 2006 une thèse de doctorat à l’université Charles-de-Gaulle Lille 3 sur Victor Champier (1851–1929), un acteur de la vie artistique sous la Troisième République.

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