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Colloque De l’imitation dans les musées

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La création de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI) : vers un nouveau modèle du musée de société ou la réinvention du musée d’histoire coloniale ?
Mary Stevens (University College, Londres)

6 décembre 2007

La CNHI (Cité nationale de l’histoire de l’immigration), qui comprend le Musée national de l’histoire de l’immigration, a ouvert ses portes cette année. Chaque nouveau musée tend à revendiquer la rupture avec ces prédécesseurs : le musée de l’immigration n’y fait pas exception, en affichant comme objectif le projet ambitieux de "questionner la fonction des musées dans le monde d’aujourd’hui". Selon ses concepteurs, l’originalité tient à plusieurs facteurs : la structure juridique de l’institution (et notamment l’implication formelle d’un réseau de partenaires), l’hybridité de ses contenus, la pluralité de son offre.
Nous examinerons ces affirmations en relevant leur généalogie. Plutôt que de voir dans l’institution le dernier avatar de la nouveauté, nous proposerons de la situer dans la suite des "musées des autres". Les musées d’histoire coloniale, tels que le fut la Porte dorée à son origine, se caractérisaient par la volonté de mettre les collections au service d’un discours mythique, reléguant les peuples colonisés dans un temps "hors du temps". Or, en favorisant une réponse émotionnelle et en subordonnant la diversité de parcours à un récit globalisant mettant l’accent sur l’intégration à la française, le nouveau musée ne fonctionne-t-il pas de la même manière ?
Enfin, l’idée du musée de l’immigration commence à connaître du succès dans d’autres pays européens, par exemple la Grande-Bretagne. Pour terminer, nous nous interrogerons sur la possibilité de diffusion du "modèle français" : la CNHI est-elle exportable ?

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Non disponible Mary Stevens (University College, Londres)
Mary Stevens est doctorante à l’University College de Londres. Sa thèse s’intitule Re-membering the nation : le projet pour la Cité nationale de l’histoire de l’immigration.

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