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Colloque De l’imitation dans les musées

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Le Louvre et les musées de province durant la période révolutionnaire
Annie Héritier (univ. de Corse)

5 décembre 2007

La relation entre le Louvre et les musées de province durant la période révolutionnaire – prenant son terme en 1814 – est finalement marquée par le sceau de la contradiction lorsqu’on l’étudie en cherchant la marque d’une éventuelle règle de l’imitation.
Le Louvre, ouvert dès le 10 août 1793 dans la "nouvelle Athènes", est tout d’abord présenté comme le musée de la Nation présentant des œuvres d’art devenues patrimoine national. Il rend inutile la présence d’autres musées sur le territoire de la Grande Nation. Pour autant, les autorités provinciales vont s’opposer à la capitale en se plaçant, dans une attestation des particularismes locaux, dans un mouvement de reconnaissance et d’affirmation d’une histoire particulière. L’ouverture des musées de province est finalement décidée par les autorités parisiennes. Le ministre de l’Intérieur, Chaptal, ne va que légaliser une situation de fait, certaines communes et départements ayant précédemment organisé des collections muséales. L’idée d’un partage du patrimoine, maintes fois exprimée depuis 1790, a lentement convaincu certains hommes de procéder à cette répartition territoriale : il est dit et énoncé que toutes les parties du territoire français ont droit à accéder de manière égale aux richesses patrimoniales, voire un droit sur ses biens devenus ceux de la Nation. Reste alors à savoir si les œuvres exposées dans les musées de certaines villes doivent refléter une idée nationale ou s’accommoder de particularismes locaux.

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Non disponible Annie Héritier (univ. de Corse)
Annie Héritier est maître de conférences à la faculté de droit de l’université de Corse. Membre du Centre lyonnais d’histoire du droit et de la pensée politique, elle est spécialiste de l’histoire du droit du patrimoine culturel.

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