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Colloque Daniel Arasse

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Le reflet, un détail-emblème de la représentation en peinture (XVe-XVIe siècles)
Diane Bodart (univ. Poitiers)

8 juin 2006

Dans l’Italie du XVe siècle, si le miroir est une métaphore du tableau, le reflet, circonscrit à un pan restreint de la composition picturale, est un paradigme de l’excellence technique, de la maîtrise de la peinture à l’huile jusqu’alors l’apanage des Flandres. Il surprend par la précision de sa facture, par l’éclat de sa lumière, mais encore par sa capacité à dévoiler l’envers de la représentation. Cette dernière qualité l’imposera, au siècle suivant, parmi les atouts témoignant de la primauté de la peinture sur la sculpture dans le débat sur le paragone. Pourtant, le reflet minutieusement décrit est progressivement décrié par les théories artistiques, au moment même où la peinture vénitienne, fondée sur le pouvoir évocateur du coloris, repousse le regard du spectateur de la vision rapprochée à un point de vue distant. À travers l’analyse de ce que décrit le reflet en peinture, et de la détermination de son référent, il s’agira ainsi de montrer en quelle mesure ce détail est susceptible de révéler la conception de la représentation picturale, en fonction de contextes culturels et historiques donnés.

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Diane Bodart Diane Bodart (univ. Poitiers)
Maître de conférences d’histoire de l’art moderne à l’université de Poitiers, Diane Bodart s’est formée à l’Università la Sapienza à Rome et a soutenu sa thèse de doctorat (Pouvoirs du portrait sous l’empire des Habsbourg d’Espagne) auprès de l’EHESS à Paris, sous la direction de Daniel Arasse. Ancienne pensionnaire de l’Académie de France à Rome, elle a reçu le prix de la Fondation Aby Warburg d’Hambourg et a publié différentes études sur Titien et les Gonzague, sur Titien et Charles Quint, et sur les enjeux politiques et artistiques des portraits royaux.